BOU ISMAÏL
Les étudiants bloquent l’agence de transport
L´agence de transport des voyageurs de Bou Ismaïl, à l´ouest d´Alger, a été bloquée dans la matinée d´hier par des étudiants qui contestent le manque de bus universitaires. A 7h, les habitants de cette localité, habitués à transiter par cette agence, ont eu du mal à rejoindre leurs lieux de travail. C´est une image inédite pour eux. Alors, tout le monde commence à se poser des questions. D´où viennent cette anarchie et tout ce brouhaha? Quelques minutes plus tard, c´est la police qui débarque.
Direction l´arrêt de bus des étudiants, puisque ce sont eux qui bloquent la sortie de l´agence des voyageurs. Approchés, ces étudiants ont tenu à exprimer, par cette action, leur ras-le-bol, causé principalement par le manque flagrant en transports universitaires. «Avant de recourir à ce blocage, on a fait plusieurs demandes à l´Office national des oeuvres universitaire (Onou), pour que notre station soit renforcée en bus surtout vers l´université de Blida. En vain.
Aucune suite n´a été donnée à nos doléances. C´est pour cela que nous avons bloqué la sortie de l´agence espérant que, par cette action, nous aurons gain de cause», nous explique un étudiant. Les policiers, qui ce sont rendus sur les lieux, pour tenter de solutionner le problème, se sont rapprochés du responsable de la station, Ammi Achour. Ce dernier s´explique: «C´est notre droit de faire la grève, non?» se demande notre interlocuteur, et d´ajouter: «Je sais que l´agence est perturbée, mais je ne peux rien faire pour résoudre ce problème. C´est pour cela que j´ai appelé la police. D´autant que je suis là pour assurer aussi bien la sécurité des bus que celle des étudiants».
Les éléments des services de l´ordre public entament alors des négociations avec les étudiants grévistes, pour trouver une éventuelle solution à ce casse-tête qui taraude les esprits. Les grévistes, de leur côté, tentent tant bien que mal de s´expliquer. Ce n´est qu´aux environs de 8h que la police a réussi à mettre un terme à cette perturbation matinale, qui a obligé les travailleurs à rester une heure durant dans l´agence. Il convient de rappeler enfin qu´une action similaire a été observée au mois d´octobre dernier par les étudiants de la faculté des sciences islamiques du Caroubier. Ces derniers avaient bloqué la station, réclamant eux aussi le renforcement des transports universitaires, ainsi que la construction d´une station de bus digne de ce nom.

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