ALI LAMDANI, CHARGÉ DE L’INFORMATION AU CNAPEST
«Le problème est réel»
«Il est tout à fait naturel que les élèves sortent dans les rues et dénoncent la surcharge des programmes. Le problème est réel, on ne l´a pas inventé, il faut donc savoir faire face. Je tiens à affirmer qu´il est impossible pour les enseignants de terminer les programmes au mois de juin. J´ai pris des contacts avec plusieurs de mes collègues enseignants, ils se plaignent tous du mauvais dispatching du volume horaire. Prenons par exemple, les sciences naturelles, série sciences expérimentales, le cours relatif à la synthèse des protéines, lui a été consacré une unité de 5 heures par semaine. Alors que pour faire un bon travail, il faut 4 ou 5 semaines. A cela, on ajoute l´introduction de nouvelles matières comme la géologie et l´immunologie. Je tiens à vous faire savoir qu´il existe certaines notions que les enseignants, eux mêmes ignorent totalement. Ce sont des programmes trop approfondis qu´on propose aux élèves alors qu´ils accusent un grand retard dans les notions élémentaires. C´est par le commencement qu´il fallait entamer le travail et non par la fin.»

- DANS UN SCRUTIN PLURALISTE INÉDIT
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