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PRODUCTION PÉTROLIÈRE

Le statu quo a les faveurs de l’Opep

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A plus de 100 dollars le baril de pétrole, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole devrait maintenir ses quotas inchangés.

La déclaration du président de l´Opep, M.Chakib Khelil, il y a quelques jours, est en train de faire l´unanimité. «Je peux vous dire que les ministres du Pétrole de l´Opep n´augmenteront pas la production, les stocks étant suffisants», a affirmé à maintes reprises le ministre algérien de l´Energie et des Mines. Le président de la Compagnie nationale pétrolière libyenne vient de lui emboîter le pas. «Je ne crois pas que nous ferons quoi que ce soit si les prix restent à ce niveau», a confié hier à l´AFP, M.Choukri Ghanem.
Ce dernier qui porte aussi la casquette de ministre du Pétrole, ne croît pas à une baisse des prix de l´or noir. «Je pense qu´ils vont rester autour des 100 dollars», a ajouté le ministre libyen du Pétrole. Lors de la prochaine réunion, le 5 mars à Vienne en Autriche, les pays de l´Opep devraient maintenir leur niveau de production. Une autre voix, celle d´un conseiller pétrolier du président du Nigeria vient conforter elle aussi cette option. Il estime «peu probable que l´organisation modifie sa production si les prix restent entre 90 et 100 dollars». Il reste cependant une inconnue: l´Arabie Saoudite. Le premier producteur mondial de pétrole, membre influent au sein de l´Opep et partenaire privilégié des Etats-Unis d´Amérique, n´a pas encore fait connaître ses intentions.
Les analystes ne s´attendent pas à une grosse surprise. La voix de l´Arabie Saoudite ne devrait pas faire défaut à l´Organisation des pays exportateurs de pétrole. «J´ai du mal à voir autre chose qu´une reconduction à l´identique», a fait remarquer Vera Ladoucette, analyste au Cera, Cambridge Energy Research Associates.
Et de s´interroger: «Comment l´organisation pourrait-elle augmenter la production à un moment où il y a autant d´incertitudes économiques et à une période où il y a traditionnellement une baisse de la demande?»
M.Chakib Khelil avait fait la même observation «La demande mondiale tend à baisser de deux millions de barils par jour en moyenne au second trimestre de l´année», avait fait remarquer le président de l´Organisation des pays exportateurs de pétrole. Tous les indicateurs tendent en toute logique vers un statu quo. La hausse de la production de l´Opep semble à écarter. L´autre option tant redoutée par les pays consommateurs est celle de la réduction des quotas. «C´est politiquement impossible pour l´Opep. Ce serait ressenti comme une provocation par les consommateurs», a déclaré Jean-Louis Schilansky, secrétaire général de l´Union française des industries pétrolières. En attendant, c´est la course-poursuite entre le baril de Brent de la mer du Nord qui se maintient au-dessus de la barre des 100 à 100,29 dollars et le baril de Light sweet crude qui a établi un nouveau record, hier, en atteignant 103 dollars. Le billet vert continue quant à lui, de ronger son frein, dominé par un euro euphorique.

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