Alger Min 15 °CMax 25 °C
30
Oran Min 16 °CMax 27 °C
34
Constantine Min 11 °CMax 24 °C
30
Adrar Min 20 °CMax 39 °C
34
Illizi Min 22 °CMax 38 °C
32
Accueil |Nationale |

CONSTANTINE

Belaïz élude la question des détenus de Guantanamo

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Sur le nombre des détenus algériens à l’étranger, le ministre n’avance aucun chiffre.

M.Belaïz Tayeb, ministre de la Justice, garde des Sceaux a, dans un point de presse animé au tribunal de Messaoud Boudjriou (ex-St-Jean) éludé la question relative à la situation des détenus algériens de Guantanamo, en réitérant tout simplement ses déclarations de la veille. «Le dossier sera traité en fonction des accords contractés. C´est à la justice algérienne de trancher quant à ceux qui sont coupables ceux qui n´ont aucun problème pourraient en tout état de cause rejoindre leurs familles». Le ministre a souligné que la commission qui s´est rendue à Guantanamo a rendu compte de sa mission en confirmant l´identité de 17 Algériens qui pourraient éventuellement rentrer au pays si tel était leur désir. Sur le nombre des détenus algériens à l´étranger, le ministre n´avance aucun chiffre, soulignant que chaque pays est souverain et est dans ses droits les plus absolus d´appliquer sa législation. Au plan interne, le ministre a, néanmoins brossé un tableau sur la situation des détenus en Algérie. «Le traitement des prisonniers est relatif à une théorie sociale, leur liberté est certes, conditionnée, mais ils ont droit à une éducation et une instruction, qui devraient leur permettre, à la sortie, de reprendre le cours d´une vie normale.» a-t-il déclaré.
Le ministre a, dans ce contexte, insisté sur le fait, et c´est d´ailleurs l´objectif de l´Etat, de réintégrer les détenus dans la société. Il dira que 37.000 prisonniers poursuivent des formations professionnelles au sein même des centres pénitenciers. 314 ont réussi à poursuivre des études supérieures dont trois ont présenté leur doctorat (DEA). Sur le chapitre relatif au crime organisé, le ministre avoue que la criminalité n´est pas le propre de l´ Algérie et constitue une véritable menace pour la société. Le ministre a longuement expliqué que les réseaux qui s´adonnent à des activités criminelles, utilisent aujourd´hui la technologie. C´est justement pour cette raison que l´Etat a élaboré le projet d´installer des pôles judiciaires comme celui inauguré, hier, par le ministre à Messaoud Boudjriou. Ses attributions de compétences territoriales englobent 17 wilayas. La spécificité de ce pôle donne au représentant du ministère public (procureur général) des compétences très larges, lui permettant d´intervenir dans n´importe quelle wilaya, s´agissant notamment de terrorisme, corruption, contrebande, blanchiment d´argent et de trafic de drogue. Dans ce contexte, le ministre déclare que 80 magistrats vont être formés à l´étranger dans ce sens. L´objectif de l´Etat, selon le ministre, est d´éliminer la corruption. Et d´ajouter que plus de 90% des magistrats ont été mobilisés pour combattre les magistrats corrompus. Sur sa lancée, le ministre affirmera que le terrorisme et la corruption vont de pair et qu´il n´y a aucune différence entre les deux phénomènes. Interpellé sur l´affaire du magistrat de Sétif, pris en flagrant délit de corruption, le ministre, mettant à profit la présence de la presse, a demandé que le mis en cause soit condamné à la peine maximale. Sur un autre volet, le ministre a abordé la question relative aux augmentations des salaires des magistrats qui, a-t-il déclaré, «sont considérables».

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha
  • Envoyer par email à un ami Envoyer par email à un ami
  • Version imprimable Version imprimable