PRIVATISATION
Le processus se fait dans l’opacité
Afin d’éviter le «massacre économique» une certaine pause s’impose.
«337 entreprises ont été privatisées entre 2005 et 2007», a déclaré hier, M.Arnaouet, expert en économie, lors d´une table ronde organisée au centre de presse d´El Moudjahid. Selon l´expert, l´implication de «l´Inspections générales des finance (IGF) n´a pas lieu d´exister». Cette inspection ne devrait pas voir le jour puisque «les économies, aux taux de croissance avancés, sont des économies gérées par les privés» a-t-il avancé pour justifier son refus de l´immixtion de l´IGF dans le processus de contrôle. De son côté, Abdelmalek Serraï consultant algérien en économie, a affirmé que «la décision du gouvernement de revoir sa politique de privatisation n´est pas vide de sens» avant de soutenir qu´«il existe une certaine opacité dans le système de privatisation». Dans son intervention, l´expert tente d´attirer l´attention sur la fragilité de l´économie algérienne. Afin d´éviter un «massacre économique», M.Serraï demande de faire une pause dans le processus, afin de permettre une évaluation exhaustive. «Une pause s´impose. Il faut baliser le terrain afin de donner un autre souffle à la privatisation», souligne-t-il. Selon l´intervenant, les opérations de privatisation se font dans l´opacité. A ce propos, M.Serraï demande au gouvernement à ce qu´«un listing des entreprises à privatiser soit rendu public». Il a également dénoncé les lenteurs dans les actions de privatisation. Pour lui «bureaucratie rime avec corruption» et en économie «time is money!» A suivre son analyse, beaucoup d´autres entreprises sont vouées à la privatisation du fait que ces entreprises font face à un manque de financement. M.Serraï croit dur comme fer au dynamisme de la jeunesse algérienne. Les moyens ne manquent pas pour la prendre en charge. Une arme redoutable à même de faire le bonheur de l´Algérie.
Suivant le même raisonnement que son prédécesseur, Reda Amrani, consultant en économie, affirme que la privatisation patauge. Les responsables n´ont pas, au préalable, tracé des objectifs précis. «Il y a une mauvaise gestion dans le processus de privatisation», a-t-il dénoncé. «Certaines entreprises ne devaient pas être privatisées», estime l´intervenant en citant le cas de la câblerie de Cheliff ainsi que celui de la marine marchande. L´intervenant déplore l´inexistence de management sur le plan économique. «Il faut qu´il y ait une vraie mise à niveau», souligne-t-il, notamment des mentalités. Sur ce point, Zaim Bensaci, président de Conseil national consultatif chargé de la promotion de la PME, tire la sonnette d´alarme. Selon le responsable de cette institution, «il y a absence d´une stratégie nationale de développement des PME». Il suggère même la mise en place d´un observatoire chargé de ces entreprises. Cependant, M.Bensaci a émis des réserves quant à la gestion des programmes de mise à niveau des PME algériennes par des experts étrangers. «Il faut que cette opération soit prise en charge par des experts algériens, d´autant que ces derniers sont mieux informés des contraintes que rencontrent les PME, notamment l´accès au foncier, au crédit bancaire, la contrefaçon et l´informel», a-t-il affirmé.

- DANS UN SCRUTIN PLURALISTE INÉDIT
Les Egyptiens élisent un successeur à Moubarak - Mali: les partisans du chef putschiste Sanogo le désignent «président de la transition »
- IL EST PRESSENTI POUR LE POSTE DE PREMIER MINISTRE
L'effet Ghoul - PRÉSIDENTIELLE 2014
A la recherche du successeur de Bouteflika - SANOGO, CHEF DES PUTSCHISTES MALIENS
Ses partisans le désignent «président de la transition»







Réagir à cet article