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LES REBELLES TOUAREG ET L’ARMÉE MALIENNE S’AFFRONTENT

5 personnes tuées à Kidal

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Ibrahim Ag Bahanga, chef d’un groupe de rebelles touareg, affirme qu’il n’est pas concerné par cette attaque.

La paix est loin d´être rétablie au nord du Mali. La violence regagne la ville de Kidal. Samedi dernier, cinq personnes ont été tuées, lors d´un accrochage entre un groupe armé et un convoi militaire en route. Selon l´AFP, un militaire a trouvé la mort sur place tandis que les quatre assaillants ont été assassinés dans un échange de tirs entre Aguelhoc et Tessalit.
«Un petit groupe armé a (surgi) et a commencé par tirer sur nous. Nous avons riposté. Nous avons perdu un élément, et les agresseurs ont eu quatre personnes tuées», a rapporté la même agence, citant un officier de l´armée malienne ayant requis l´anonymat. Dans cette même opération, un autre militaire a également été blessé. La même source ne confirme toutefois pas s´il y avait d´autres blessés dans le camp de l´armée malienne. En dépit de cet accrochage, le convoi de l´armée malienne a pu arriver à la région de Tessalit sans perdre de véhicules, confirme ce même officier. Il faut noter que, lors des différentes attaques perpétrées auparavant, les militaires perdaient le contrôle de leurs véhicules. Des témoignages des habitants de la région recueillis sur place par cette même agence ont affirmé avoir vu rentrer samedi dans leur ville une dizaine de véhicules composant le convoi. Les mêmes témoignages n´apportent aucun autre détail concernant le nombre qui compose ce groupe ni leur identité. A souligner que l´entourage d´Ibrahim Ag Bahanga, chef d´un groupe de rebelles touareg, garde en otage quelques dizaines de militaires maliens. Mais ce dernier s´en lave les mains. Il a nié être impliqué dans cette attaque. «Nous ne sommes pas concernés par cette attaque. Nous nous (en) désolidarisons. Nous, nous respectons la trêve qui est en cours», a déclaré un proche du chef rebelle. Fin mars, un groupe, jusqu´alors inconnu, avait revendiqué les coups de feu tirés contre le camp militaire d´Aguelhoc. Un homme se présentant comme leur responsable avait alors affirmé avoir «pris les armes pour (obtenir) quelque chose du gouvernement». Il n´avait pas fourni de précision, et n´a plus donné signe de vie depuis. Selon une personne avertie de la région, des petits groupes armés tendent à se constituer pour «contrecarrer» l´importance que pourrait avoir, aux yeux de Bamako, le groupe d´Ag Bahanga en mobilisant des «médiateurs» libyens et algériens, mais également pour proposer d´«échanger leurs armes contre quelque chose».

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