Alger Min 16 °CMax 25 °C
30
Oran Min 16 °CMax 27 °C
34
Constantine Min 12 °CMax 26 °C
30
Adrar Min 22 °CMax 39 °C
34
Illizi Min 22 °CMax 37 °C
32
Accueil |Nationale |

TIZI OUZOU

La crise du lait ressurgit

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

«Ce n’est pas en subventionnant fortement l’importation que l’on peut encourager la production nationale.»

La problématique du lait risque fort de durer encore longtemps en Algérie. L´autosuffisance en la matière semble encore loin malgré les efforts consentis par les uns et les autres. Il fut un temps, on parlait de bassins laitiers, un projet qui revient sur la table de temps à autre mais pour l´heure, le recours à la poudre de lait semble imparable. Pour l´instant, c´est le seul moyen possible pour répondre aux besoins nationaux qui seraient de l´ordre de plus de trois milliards de litres de lait annuellement.
Actuellement, le recours au lait reconstitué est la règle. Vendu à 25 DA le sachet, le lait pasteurisé reconstitué est en principe disponible partout, sauf quand il y a des perturbations. Et c´est ce qui arrive depuis un certain temps, notamment en certains villages et hameaux de Kabylie. Pour essayer de comprendre cette problématique on a rencontré le président de l´Association des producteurs de lait de la wilaya de Tizi Ouzou. Selon M.Mustapha Hannachi,. «le nombre de producteurs de lait au niveau de la wilaya avoisine les cinq cents et les membres de l´association sont estimés à deux cents producteurs. Aujourd´hui le litre de lait cru produit est cédé entre 32 et 34 DA, la subvention de l´Etat est de 4 DA par litre de lait produit ce qui n´est guère encourageant.» Comme on lui signale la cherté de ce produit pour les ménages, M Hannachi explique: «L´éleveur ne s´en sort pratiquement plus. Cette subvention est jugée par tous les producteurs comme nettement insuffisante. Rien que pour l´alimentation du bétail nous dépensons des fortunes avec le concentré qui coûte 3000 DA le quintal et le fourrage qui est à 450 DA la botte de 26 kg». D´ailleurs, après le Ramadhan, les producteurs au niveau national, vont certainement rencontrer les pouvoirs publics pour discuter de ces problèmes.

Appel de l´Association des producteurs de lait de la wilaya

Dans une déclaration parvenue à la presse, l´Association des producteurs de lait de la wilaya de Tizi Ouzou s´élève contre cette information parue dans la presse nationale et faisant état de la «liquidation de la Cnma banque». L´association dénonce cette décision qu´elle considère comme arbitraire et illégale, une décision qui, selon cette association, «portera un coup fatal à l´agriculture et aux agriculteurs». L´association exige le maintien de cette banque qui, à leurs yeux, est la seule institution financière capable de répondre aux exigences des agriculteurs en général. Et l´association de lancer un appel au gouvernement en lui demandant «d´intervenir pour éviter cette liquidation».


A cette allure, de nombreux producteurs vont devoir mettre la clé sous le paillasson. M.Hannachi affirme que «si l´on devait prendre en compte la valeur des intrants il faut que le litre de lait se vende au-delà des 60 DA et encore...» D´autres producteurs affirment que les transformateurs de lait reçoivent une subvention plus importante par rapport aux producteurs. Selon eux, les transformateurs reçoivent 21 DA par litre de lait. Il est vrai que le cours de la poudre de lait sur les marchés mondiaux connaît une hausse certaine mais les producteurs affirment que «ce n´est pas en subventionnant fortement l´importation que l´on peut encourager la production nationale.» Cependant des producteurs ne jouent pas tous le jeu car, malgré les interventions des pouvoirs publics avec tout un arsenal de mesures de soutien, comme les subventions à la production, une acquisition de matériel de collecte dans le cadre du Fnda, le financement des investissements, il reste que la production connaît des ratés.
Des producteurs ne sont pas tous dans des associations et certains, heureusement constituant la minorité, préfèrent écouler leur production sur le marché informel.
D´autre part, on sait que le lait cru collecté sert beaucoup plus à la confection des fromages et dérivés tels les yaourts sans doute plus rentables. Certes, la collecte doit être redéfinie maïs il semble urgent de revoir la filière alimentation du bétail car «la plus belle vache du monde ne produit que ce qu´elle mange».
Les cultures fourragères se rétrécissent de jour en jour face aux problèmes de l´eau et la production de concentré nécessaire à la vache laitière se doit de revoir ses prix si l´on veut créer de véritables bassins laitiers. Comme il faut repenser les subventions données aux producteurs et aussi développer la recherche zootechnique en Algérie.
La production de lait semble être l´un des fondamentaux de l´indépendance alimentaire et le pays a en principe les moyens de multiplier son cheptel et partant, sa production.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha
  • Envoyer par email à un ami Envoyer par email à un ami
  • Version imprimable Version imprimable