CRISE FINANCIÈRE MONDIALE
Les PME algériennes menacées
«Il faut que le gouvernement mette la main à la poche pour aider les entreprises dans les opérations de mise à niveau engagées», a exhorté le secrétaire général de la Confédération nationale du patronat algérien (Cnpa), Mohamed Saïd Naït Abdelaziz.
Le responsable de la Cnpa a déploré que les entreprises soient «en panne générale» car faibles individuellement affirmant même que «des chefs d´entreprise se suicident.» «Les PME sont menacées et ne sont point à l´abri de la crise financière mondiale», a-t-il souligné, regrettant qu´elles fassent du «sur-place» depuis une quinzaine d´années. Au cours d´une réunion ordinaire, le bureau exécutif de la Cnpa s´est, par ailleurs, penché sur la situation économique et sociale prévalant dans le pays et surtout sur les répercussions de la crise financière mondiale. Il est alarmant de constater, a dit Naït Abdelaziz, que le «secteur informel va chambouler les PME dont nombre d´entre elles vont être obligées de déposer leur bilan, si ce n´est déjà fait».
En outre, l´orateur a estimé mordicus que la crise n´est pas seulement financière mais «monétaire, économique et sociale» et va «altérer les économies les plus névralgiques ou mono-exportatrices telles que la nôtre». Cette crise, va entraîner, selon le Bureau international du travail (BIT) qu´il a cité, «une perte de 20 millions d´emplois». Regrettant la situation actuelle qui souffre d´un «déficit de dialogue», il appellera à une «plus grande concertation entre les pouvoirs publics et le monde économique et social» tout en soulignant la nécessité d´aboutir à un «consensus social». A ce propos, il a indiqué que le choix de la Cnpa est clair: «La tripartite (...) demeure la voie moderne de tout dialogue économique et social.»
Estimant qu´il est temps pour tous de «traduire dans les faits les orientations contenues dans le dernier discours du président de la République», il a fait un constat plutôt amer sur la stratégie industrielle annoncée comme imminente qui «tarde encore à voir le jour». Cette situation, a fait remarquer le patron de la Cnpa, constitue un frein alors que les instruments (Fgar, Fonds de soutien à l´investissement, Conseil consultatif de la PME, actions de mise à niveau...) mis en place et censés soutenir la PME dans son développement, n´ont pas donné les résultats attendus.

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