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UN FONDS D’INVESTISSEMENT SUGGÉRÉ PAR LE PRIVÉ

L’aval du ministère des Finances attendu

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L’opérateur privé veut un fonds d’investissement similaire à celui destiné aux projets publics.

Le patronat privé ne veut pas voir la perspective de création d´un fonds d´investissement pour la PME reléguée au second plan des préoccupations du gouvernement. Pour l´instant, seul le ministre de la PME et de l´Artisanat, Mustapha Benbada, soutient le projet. Et c´est loin d´être suffisant pour extirper cette idée des tiroirs et entamer les étapes nécessaires pour sa concrétisation.
Interrogé à ce sujet, le vice-président de la Confédération générale des entrepreneurs algériens (Cgea), Sid Ali Abdellaoui, a souligné que cette organisation a été parmi les premières à avoir revendiqué une telle structure.
Il émet certaines conditions pour que les PME puissent bénéficier des services de ce fonds s´il venait à voir le jour. Selon notre interlocuteur, il faut être vigilant afin d´orienter les ressources du futur fonds vers les seules entreprises activant dans le domaine de la production.
Le commerce serait ainsi éloigné de facto de cette procédure. C´est une manière pour que les ressources puissent être assez conséquentes dans l´espoir de permettre, de la sorte, d´accorder des crédits à long terme aux entreprises. Ce n´est pas le cas actuellement si l´on se limite aux seules sources de financement bancaires.
De son côté, le président du Conseil national consultatif de la PME, Zaïm Bensaci, nous a déclaré que le projet de création de ce fonds est toujours maintenu mais qu´il nécessite du temps pour franchir toutes les étapes institutionnelles nécessaires. L´accord du ministère des Finances et celui du Premier ministère sont incontournables pour ce genre d´opérations. Dans l´intervalle, les patrons sont invités à continuer à solliciter les banques pour leurs crédits. Le ministre de la PME a suggéré également d´avoir recours à d´autres moyens de financement comme le capital-risk.
Ce système permet à une banque d´acheter du matériel et de le revendre à une entreprise après une période déterminée de son exploitation, mais il n´est pas encore répandu en Algérie. C´est ce qui fait qu´une étude sur le financement des entreprises dans les pays du Bassin méditerranéen ait remarqué que l´Algérie fait moins bien que le Maroc et la Tunisie dans ce domaine.
L´étude du réseau méditerranéen des agences d´investissement, publiée au début de l´année, fait ressortir que l´Algérie ne devance que la Syrie, souffrant d´un embargo international, et la Palestine. Le score de l´Algérie aurait dû être plus performant car elle dispose de meilleures conditions.
Les points négatifs cumulés par l´Algérie concernent aussi la garantie de crédits que le développement du capital-risk pour l´accès au marché des capitaux.
Pour le réseau des agences d´investissement, il n´y a rien d´étonnant à ce résultat à cause des difficultés rencontrées par les patrons pour pouvoir prétendre à un financement quelconque auprès des banques. Cette carence ne peut être dépassée que par le recours des PME à l´autofinancement sans que ceci soit une panacée pour envisager l´extension d´activités. Mais il n´y a guère d´autres choix car la contribution des banques dans le financement de l´investissement ne dépasse pas 20%. Il est difficile d´aller au-delà de ce taux et même d´autres pays n´en font pas mieux.

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