MOHAMED SAÏD À BÉCHAR
«L’ouverture des frontières a ses conditions»
C’est le premier candidat à l’élection présidentielle à évoquer la question de l’ouverture des frontières avec le Maroc.
Evoquant le problème des frontières avec le voisin marocain, le candidat à la présidentielle du 9 avril, Mohamed Saïd, s´est dit très favorable à cette éventualité qui ne sera que bénéfique pour les deux peuples, cependant, avec des gages que doit donner le Maroc à savoir «l´acceptation d´une coopération réelle avec l´Algérie dans le cadre d´un regroupement régional incluant tous les pays de la région sans exception, comme le Sahara occidental». A ce sujet, il a réitéré le principe de l´autodétermination du peuple sahraoui et le respect du droit international ainsi que les résolutions du Conseil de sécurité qui reconnaît les droits du peuple sahraoui. Sur un autre chapitre, Mohamed Saïd a affirmé lors du même meeting qu´on peut faire de l´Algérie un pays miracle. «Je suis fier de me retrouver aujourd´hui dans cette wilaya et je regrette le fait de ne pas pouvoir animer un meeting dans chaque wilaya du pays», a regretté l´hôte de Béchar.
«C´est à cause du manque de temps et, du moment que la durée de la campagne est de 19 jours, je suis donc obligé de sélectionner une vingtaine de wilayas, parmi elles Béchar.» C´est en ces termes que Mohamed Saïd a entamé hier son meeting s´adressant à l´assistance en déclarant qu´il n´est pas venu dans cette wilaya bien connue pour raconter et disserter sur les problèmes de la société: «Vous êtes mieux placés pour les voir en les vivant sur le terrain», a-t-il dit ajoutant qu´il est venu porteur d´un projet pour le changement: «On peut rendre la confiance au peuple et faire de l´Algérie un pays de miracles comme l´ont fait les générations qui ont libéré l´Algérie du joug colonial qui a duré 132 ans et dont le prix payé est de 8 millions de martyrs.» Il a indiqué que toutes les conditions pour la construction d´un Etat fort et prospère sont réunies. Pour lui, cette élection constitue justement une occasion pour imposer le changement et demander des comptes aux élus. Selon son point de vue, on est devant deux cas de figure: soit on les révoque ou alors on leur renouvelle la confiance. «Chacun est responsable de sa voix et voter est un devoir national qu´il faut accomplir et les fraudeurs doivent assumer leurs responsabilités.» Il a indiqué que les citoyens ont le droit de choisir entre les candidats et si aucun candidat ne les convainc, ces derniers doivent tout de même se rendre aux urnes le jour du scrutin pour y glisser un bulletin blanc. Ce qui signifie pour Mohamed Saïd que le citoyen respecte son pays mais il n´a pas confiance en tous ces candidats.
«Nous sommes tous en Algérie, opposants au pouvoir, jeunes, vieux, garçons et filles, enfants, hommes et femmes et nous sommes d´accord que les choses ne vont pas bien.» Aussi, il estime qu´il n´est pas approprié pour un Algérien jaloux de son pays de rester spectateur d´une telle situation. «Il ne suffit pas de critiquer cette situation catastrophique comme le font certains, mais il faut qu´on pense tous ensemble pour améliorer et aller vers des lendemains meilleurs pour le pays.» Il a appelé dans ce contexte les citoyens à se mobiliser pour faire face à cette crise. Mohamed Saïd sera aujourd´hui à Tlemcen où il animera un autre meeting.

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