UNESCO
Les manoeuvres ont commencé!
L´actuel directeur général de l´Unesco, le Japonais Koichiro Maatsuura, semble terminer difficilement les derniers mois de son mandat. La mauvaise humeur tant des États membres que des fonctionnaires de l´Unesco est facilement perceptible dans les couloirs du siège de la place Fontenoy à Paris. Récemment, un véritable pamphlet contre sa gestion a été rédigé et rendu public sur Internet. L´article paru, cette semaine, dans Jeune Afrique rappelle que les jeux sont loin d´être faits pour l´élection du futur directeur général de l´Unesco. La candidature, égyptienne, de M.Farouk Hosni, ancien ministre de la Culture, semble marquer le pas ces derniers temps. La récente décision du Conseil exécutif de reculer la date limite du dépôt des candidatures n´est pas de bon augure pour le candidat égyptien. De même, les candidatures lituanienne et bulgare ne bénéficient pas d´un réel préjugé favorable. Au sein du secrétariat de l´Unesco, deux personnages tentent d´émerger comme candidats: l´allemand Hans D´Orville et le brésilien Marcio Barbosa. Il convient de signaler la défiance des fonctionnaires du Sud à l´encontre de ces deux personnes et l´absence, pour le moment, d´une réaction officielle de leurs pays. A ce jour, trois candidatures auraient été déposées officiellement: celle de M.Farouk Hosni, de la Lituanienne Ina Marcuilionyté et de la Bulgare Irina Bokava. Quant au Combodge, il aurait récemment confirmé son soutien à la candidature de M.Mohamed Bédjaoui. On parle également d´une autre éventuelle candidature algérienne. En effet, Mounir Bouchnaki, sous-directeur de l´Unesco pour la culture, aurait les faveurs de certains pays, notamment la Bosnie, voire des Etats-Unis qui auraient hautement apprécié sa collaboration en Irak. La riche expérience, le brillant palmarès et le respect dont jouit M.Bedjaoui sont incontestablement des atouts importants. A quelques mois des élections, les États arabes risquent de se présenter en rangs dispersés. Une fois de plus, l´autodestruction fera le reste et privera la région arabe, dont c´est le tour, d´occuper la direction générale de l´Unesco. Cela n´est pas acceptable, mais faudrait-il encore que le choix arabe soit crédible et à même de convaincre les 192 États membres. Ce n´est pas chose facile ni une simple affaire. Les Européens observent avec attention ces différentes péripéties et ne manqueront pas de peser de tout leur poids au bon moment. La session du Conseil exécutif qui vient de s´ouvrir sera à coup sûr déterminante dans le choix du futur directeur général de l´Unesco.

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