QUATRE MOIS APRÈS LEUR KIDNAPPING
Les quatre ressortissants occidentaux relâchés au Mali
Les gouvernements malien et canadien affirment n’avoir «versé aucun sou aux ravisseurs».
Après quatre mois de «détention», les ex-otages canadiens et européens ont été relâchés mercredi soir. Il s´agit des deux diplomates canadiens Robert Fowler et Louis Guay, ainsi que de deux touristes, une Allemande, Marianne Petzold, et une Suisse, Gabriella Greiner. L´information a été confirmée par les autorités maliennes le jour même de la libération. Ces derniers ont été enlevés au mois de janvier dernier au Niger et au Mali par des ravisseurs qui revendiquent leur appartenance aux groupes armés activant dans la région. D´ailleurs, après avoir revendiqué l´enlèvement, les ravisseurs avaient publié sur Internet les images des personnes kidnappées. Aucune autre précision n´a été communiquée ni par le Mali ni par les pays des ressortissants sur la libération qu´on dit «négociée». Les quatre ex-otages canadiens et européens, qui avaient rejoint jeudi matin Bamako, la capitale malienne, devaient regagner hier soir leurs pays respectifs. Concernant leur état de santé, les agences de presse rapportent qu´ils n´ont pas subi de préjudice physique. «Robert Fowler et Louis Guay, qui ont célébré jeudi leur remise en liberté dans un palais luxueux au Mali, ne semblaient pas avoir été victimes de brutalité ou de torture. Seules leurs barbes longues pouvaient indiquer qu´ils avaient été gardés en otage durant quatre mois en Afrique», a rapporté la presse canadienne.
Même constat avancé par le gouvernement malien: «Les diplomates avaient subi une rude épreuve mais rien n´indiquait qu´ils avaient été victimes de torture. Nous sommes toutefois un peu inquiets au sujet des abus psychologiques qu´ils auraient pu endurer», a rapporté l´AFP citant une source du gouvernement malien.
La porte-parole du président malien, Diarra Diakite, indique de son côté que les ex-otages «ont l´air fatigué mais ils se portent bien». S´agissant de processus de négociations, le Canada dit n´avoir pas payé de rançon pour la libération des deux ressortissants. Le Premier ministre canadien, Stephen Harper, affirme qu´Ottawa ne payait pas de rançon et n´échangeait pas de prisonniers contre des otages. Il s´est contenté seulement de remercier les pays qui avaient participé à la libération des diplomates tels le Mali, le Niger et le Burkina Faso.
Le gouvernement malien qui a négocié avec les ravisseurs des diplomates canadiens, affirme que son pays n´avait pas «versé un seul sou» pour libérer les otages. Il affirme seulement d´être entré en contact avec les ravisseurs par le biais des élus et des chefs de tribus de la région du désert du Sahel qui étaient des intermédiaires entre eux et Al Qaîda.
De son côté, le secrétaire général de l´ONU, Ban Ki-moon, s´est dit «très reconnaissant» envers les autorités du Burkina Faso, du Mali et du Niger, et a apprécié «particulièrement le rôle que le Canada a joué pour assurer que MM.Fowler et Guay soient libérés en bonne santé».

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