Alger Min 17 °CMax 27 °C
34
Oran Min 17 °CMax 27 °C
34
Constantine Min 12 °CMax 27 °C
30
Adrar Min 23 °CMax 41 °C
34
Illizi Min 23 °CMax 37 °C
34
Accueil |Nationale |

DES RECETTES QUI NE SERONT JAMAIS RÉCUPÉRÉES PAR L’ÉTAT

Des milliards filent entre les doigts des autorités

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

L´Algérie perd, chaque année, énormément d´argent à cause de ses choix au niveau international ou de ses décisions sur le plan interne. Déjà, suite au démantèlement tarifaire dans le cadre de l´Accord d´association avec l´Union européenne, le manque à gagner en recettes douanières se chiffre à 1 voire 1,5 milliard de dollars par an. Au plan interne, il y a un autre phénomène qui fait perdre au Trésor public des montants importants. Il s´agit de l´évasion et de la fraude fiscales. Le chiffre de 200 milliards de dinars est avancé pour rendre compte de l´ampleur de ce gouffre.
Ce sont autant de revenus qui ne serviront jamais à construire des écoles, à opérer le revêtement des routes ou à soutenir le système de santé. C´est ce qui devrait, en principe, contribuer à améliorer la qualité de vie des citoyens. D´ailleurs, l´Algérie tente d´y parvenir y compris en faisant appel à la compétence des sociétés étrangères. Dans l´esprit des décideurs, ces dernières devraient ramener de l´argent frais pour ériger des usines et distribuer des salaires aux travailleurs employés. Mais il arrive que les transferts des dividendes vers l´étranger soient une source d´appauvrissement de la nation.
Les entreprises pétrolières étrangères arrivent, à elles seules, à transférer annuellement environ deux milliards de dollars. La crainte est qu´à terme, la balance soit défavorable à l´Algérie. Le risque est si imminent que le gouvernement a imposé, par loi, aux entreprises de dégager, pendant toute la durée de vie du projet une balance en devises en faveur du pays. Il se trouve aussi que le gaspillage soit source de pertes de ressources. C´est le cas lorsqu´un projet de construction de deux ans s´empêtre dans des retards interminables causant des surcoûts qui constituent des montants qui auraient pu être mis à profit dans d´autres réalisations. Pourtant, de nombreux moyens peuvent être mis en oeuvre pour limiter les dégâts. Il faut commencer par ne pas jeter systématiquement la pierre aux étrangers.
Ce n´est pas à eux qu´il appartient de chasser les mauvaises habitudes de gestion. L´extérieur ne peut pas être tenu pour responsable de la montée en puissance de la bureaucratie. La corruption est un autre «poste» qui engloutit des sommes importantes et qui sont considérées par les patrons comme des frais de gestion à intégrer dans les coûts de leurs projets alors que ces sommes auraient pu être épargnées. Dans certains cas, l´extérieur peut pourtant nous forcer à réduire les pertes générées par des décisions que beaucoup qualifient d´inadaptées dans un contexte économique mondialisé. C´est ce à quoi nous avons assisté lorsque le pays a changé depuis trois semaines son week-end. Auparavant des estimations situaient les pertes subies à près d´un milliard de dollars par an. Plus exactement, la Société financière internationale, filiale de la Banque mondiale, a noté que le maintien du week-end pour les jeudi et vendredi coûtait à l´Algérie entre 500 et 700 millions de dollars par an.
Dans certaines situations, il est difficile de parler de pertes car les montants engagés dans quelques opérations ont quand même au moins servi au maintien de l´emploi. A titre d´exemple, on sait que l´assainissement des entreprises publiques a coûté au Trésor plus de 40 milliards de dollars entre 1971 et 2008.
Quelques analystes précisent que cela s´est fait sans résultats probants, ce qui les pousse à qualifier ces dépenses de pures pertes. Là aussi, l´extérieur ne peut pas s´engager à notre place à réformer les structures de l´Etat pour instaurer une rationalité de la gestion.
Mais l´introduction du concept de patriotisme économique dans le langage des politiques et des patrons a levé un coin du voile qui pesait sur la gestion des deniers publics d´où des appels incessants à une gestion rationnelle et à une lutte contre toutes les causes de déperdition.
La crise et ses effets sur la réduction des revenus de l´Algérie de moitié par rapport à l´année dernière ne fera qu´exacerber la volonté de poursuivre davantage cette tendance. Si le pays n´arrive pas à défendre son quota au sein de l´Opep, les choses iraient en s´aggravant davantage. Pour revenir au cas de l´Accord d´association avec l´Union européenne, l´Algérie a bien cherché à en profiter en encourageant des exportations exonérées des droits douaniers mais le manque de produits aptes à franchir la frontière a rendu cette décision caduque.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha
  • Envoyer par email à un ami Envoyer par email à un ami
  • Version imprimable Version imprimable