BOUIRA
Un Aïd sans pétards
Une ambiance de fête a régné dans toutes les agglomérations de la wilaya. A Bouira et malgré un temps froid et brumeux, les enfants sont sortis, vêtus d´habits neufs pour sillonner les artères bondées de monde. A la différence des précédentes, la fête, cette année, s´est caractérisée par la mise en application de l´interdiction des pétards et autres jeux pyrotechniques. Les agents de l´ordre public veillaient au grain et les ont saisis. Les commerçants circonstanciels à l´affût de la moindre occasion pour soutirer de l´argent aux enfants ont envahi les rues pour proposer des jouets. D´autres vendent des produits cosmétiques exposés au soleil et aux aléas de la nature sans souci aucun. Certains se sont investis dans la restauration rapide. Nombreux sont ceux qui ont aménagé des rôtisseries sur la voie publique pour proposer des sandwichs de viande hachée ou de merguez. La difficulté de la circulation à cause des travaux d´aménagement a amené peut-être les taxieurs et autres transporteurs publics à rester chez eux. Une aubaine pour les clandestins qui ont gonflé vertigineusement leurs prix. Cette situation a accentué la difficulté des familles désireuses rendre visite aux proches. Les cérémonies religieuses officielles se sont caractérisées par la prière au niveau de la mosquée El Emir Abdelkader, une visite des malades au niveau de l´hôpital Med Boudiaf et le centre pour personnes âgées où des vêtements ont été offerts aux pensionnaires. A Aïn Bessem, M´Chedallah, Lakhdaria, Sour El Ghozlane... la même situation était perceptible. Les voies publiques se sont transformées en un grand bazar en plein air. De temps à autre, l´ambiance est rompue par l´explosion d´un pétard jeté par les enfants. Un dispositif discret mais renforcé a été mis en place par les services de sécurité. Au niveau des hôpitaux, les permanences ont été assurées normalement. La Protection civile, de son côté, a pris toutes les dispositions utiles en pareille circonstance. Pour le deuxième jour, le flux de personnes a nettement baissé. A l´entrée du cimetière de Draâ El Bordj, au chef-lieu de wilaya, une centaine si ce n´est plus de mendiants se sont regroupés à l´entrée, usant de divers stratagèmes. Certains, notamment les enfants, frôlent l´agression pour avoir quelques sous. Là aussi, la présence policière en a dissuadé plus d´un.

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