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HANOUNE À PROPOS DE LA LOI DE FINANCES COMPLÉMENTAIRE 2009

«Le gouvernement subit des pressions»

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A écouter la présidente du Parti des travailleurs, le personnel politique doit être renouvelé. S’agit-il donc seulement de cela?

La présidente du PT affirme que notre pays ne cesse de subir des pressions depuis la publication de la loi de finances complémentaire 2009. Beaucoup d´intérêts étrangers ont été touchés par celle-ci qui milite pour la préférence nationale. «Le gouvernement aura-t-il le courage de maintenir la loi de finances complémentaire et de continuer comme l´a soutenu le Premier ministre, ou bien abdiquera-t-il face aux pressions, ce qui sera un prélude au redressement d´une politique de désertification imposée par l´étranger?» s´est interrogée Louisa Hanoune hier, lors de la conférence de presse qu´elle a tenue au siège de son parti. La réponse se trouve sûrement dans les décisions futures ou proches que prendra Ahmed Ouyahia. Dans un optimisme des grands jours, la chef de file du Parti des travailleurs revoit le tissu industriel national et rabaisse le caquet aux «détracteurs» qu´elle regarde d´un oeil torve et critique. L´oratrice s´en prend surtout au ministre de l´Industrie et cite le cas du «projet d´offrir jusqu´à 65% de nos entreprises viables à des étrangers, heureusement annulé» pavoisera-t-elle. Elle lui reproche, notamment ses approches à propos de la globalisation. Ce qui l´amène à soutenir que «cela démontre que les réformes économiques nécessitent surtout une réforme politique».
Cnep-Immo, Tonic Emballage, ArcelorMittal et bien d´autres fleurons de l´industrie algérienne ont été passés en revue par la présidente du PT qui a fait un état des lieux tant social, qu´économique et politique faisant surtout l´apologie de la loi de finances complémentaire. Mme Hanoune surfe sur les sujets sans trop s´y attarder, s´étalant sur des questions d´ordre mondial en rappelant les différents mouvements opposés à ce qu´elle appelle «l´impérialisme». Elle déplore la cherté de la vie, notamment durant le mois de Ramadhan, la rentrée scolaire et «cette ridicule histoire de tabliers». Cette pichenette en direction du ministre de l´Education passée, l´oratrice s´attaque à l´état de santé financière du PT en se réjouissant tout de même des contributions des militants dont une partie de parlementaires continue de ne pas recevoir leurs indemnités gelées depuis quatre mois. Sa contre-attaque, elle la réservera à la question de l´Ansej en demandant des bilans sans plus. «A quand donc les bilans de l´Ansej?», lancera-t-elle. Depuis la création en 1996 de cette institution publique chargée de l´encouragement, du soutien et de l´accompagnement des jeunes chômeurs porteurs de projets de création d´entreprise, d´énormes prêts et aides avaient été consentis dans le cadre de l´Ansej sans atteindre cependant, les objectifs escomptés ni donner de résultats. Elle entamera ensuite un long réquisitoire à l´encontre des décisions prises et touchant la souveraineté de certaines entreprises algériennes, citant le cas de la maintenance du rail dont «l´ouverture a été prévue pour le privé».
Elle rappellera aussi le situation de l´aéroport d´Alger, «permettant à des étrangers de gagner un salaire mensuel de 15.000 euros sans contrepartie» dira-t-elle, celle du port d´Alger qui serait selon Hanoune «engorgé depuis la signature du contrat avec le port de Dubaï», le cas d´ArcelorMittal qui compte «libérer des ouvriers» et «de la disparition de la Cnep-Immo». Elle résumera ainsi les réponses: «L´État peut, s´il le veut, nettoyer tout cela!»
D´ailleurs, elle s´étonne du silence de certains partis politiques au sujet de la loi de finances et du louvoiement des positions de certains autres. Elle fustige l´absence de débat politique et essaiera de relever «l´unicité de la pensée» en déclarant que «nous devons parler du parti unique qui n´a jamais disparu réellement, ne serait-ce que dans la pratique.»

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