Alger Min 17 °CMax 27 °C
34
Oran Min 17 °CMax 27 °C
34
Constantine Min 12 °CMax 27 °C
30
Adrar Min 23 °CMax 41 °C
34
Illizi Min 23 °CMax 37 °C
34
Djezzy
Accueil |Nationale |

BÉJAÏA

Les enseignants vacataires occupent la rue

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Ils ont ainsi fermé, pour la deuxième fois depuis la rentrée scolaire, l’accès à la direction de l’éducation.

Des dizaines d´enseignants vacataires à Béjaïa sont descendus hier dans la rue pour dénoncer un décret exécutif de 2008, qui exclut les titulaires de licences classiques des différents concours d´accès à l´enseignement secondaire. Ces enseignants ont ainsi fermé, pour la deuxième fois depuis la rentrée scolaire, l´accès à la direction de l´éducation et pendant toute la durée de leur rassemblement qui a été suivi d´une marche du siège de la direction de l´éducation vers le siège de la wilaya. Les vacataires titulaires d´une licence classique ne lâchent pas prise. Ils reviennent à la charge de fort belle manière avec cette fois-ci beaucoup plus de soutien de la part des syndicats autonomes, à l´image du Cnapest, CLA, Snte et le Snapap notamment. D´autres franges de la société n´ont pas manqué également d´exprimer leur soutien à ces enseignants qui s´estiment lésés par leur tutelle. Il s´agit, notamment du soutien exprimé par les deux sections locales du FFS et celle du PST. Ainsi, ne supportant plus le déclassement de leur diplôme, les protestataires y décèlent une manière indirecte d´inciter ou plutôt d´imposer aux étudiants le système LMD (licence-master-doctorat),
Si par le passé les diplômés de l´UFC, (Université de formation continue), des sciences humaines, et diplômés de l´ENS étaient les seuls à connaître ces déboires, c´est le tour maintenant des autres diplômés, ceux titulaires d´anciennes licences. Ils payent les frais de la réforme du système éducatif, malgré leur affectation plusieurs années durant comme enseignants dans les lycées. Ils se voient ainsi privés de perspectives d´embauche comme l´a déclaré leur porte-parole Saïd Sidhoum lors la prise de parole improvisée durant le rassemblement d´hier: «Cette façon de nous écarter n´est pas du tout fortuite, c´est la seule manière d´imposer aux étudiants en général et aux nouveaux bacheliers d´opter pour le système LMD, pourtant décrié par les enseignants universitaires et les différents syndicats autonomes de l´éducation nationale.»
Le message des pouvoirs publics est clair, net et précis: celui qui veut aspirer à un poste d´emploi après l´obtention d´un diplôme, il doit nécessairement opter pour le système LMD. Selon certaines sources, un contrat aurait été passé avec les entreprises publiques et privées pour n´accepter que les diplômés du système LMD. L´information n´a jamais été confirmée par le ministère de l´Enseignement supérieur ni même par une quelconque entreprise. «Les menaces planent aussi sur les licenciés titulaires et nommés qui n´auront plus le droit aux différentes promotions dans le grade d´enseignant (PRM, PRC...) C´est de la pure ingratitude envers ceux qui ont bravé la peur pour répondre présent dans des endroits déshérités», a ajouté M.Sidhoum avant de conclure par un appel à l´intention des travailleurs de l´éducation: «Si nous n´agissons pas ensemble on risque de nous voir tous écartés après tant d´années de services rendus à l´éducation nationale. Le problème est désormais, celui de toute la famille éducative.»

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha
  • Envoyer par email à un ami Envoyer par email à un ami
  • Version imprimable Version imprimable