TIZI OUZOU
L’Ugta veut la réforme du Code du travail
Dans une déclaration rendue publique hier, la Centrale syndicale Ugta de Tizi Ouzou a émis des doutes sur l´éventuelle augmentation des salaires qui pourrait résulter de la prochaine tripartite. Pour marquer ce sentiment, les rédacteurs ne sont pas allés avec le dos de la cuillère puisqu´ils ont demandé aussi, l´abrogation de certains articles du Code du travail en vigueur. Dans le même document, la Centrale syndicale pointe du doit l´article 87 bis de la loi 90-11 qui définit les modalités d´imposition des indemnités relatives aux salaires. En effet, la commission exécutive de wilaya de l´Union générale des travailleurs algériens estime et souligne avec insistance que sans la suppression de cet article, toute augmentation du Snmg sera de nul effet sur les salariés. Des voix affirment que l´article 87 bis de la loi 90-11 définit les modalités de fixation du salaire de base, des indemnités, primes de toutes natures à l´exclusion de celle versée au titre de remboursement de frais engagés par le salarié. Cependant, ce qui semble attirer les foudres de la Centrale syndicale, ce sont les points relatifs aux modalités de soumission de ces primes et du Snmg au régime indemnitaire. Pour l´Ugta, cet article qui soumet les primes et les indemnités aux impôts rend obsolète toute augmentation. Dans la même déclaration, les rédacteurs qualifient ce fait de préjudice porté à tous les travailleurs. Bien plus encore, ils considèrent que l´imposition de ces primes et indemnités, défavorise l´augmentation des salaires moyens, alors qu´elle avantage ceux des hauts cadres des entreprises. Toujours sur le même ton, les rédacteurs du document stigmatisent avec virulence l´ambiguïté contenue dans l´ordonnance 03-06 portant Statut général de la Fonction publique qui ouvre la voie, considèrent-ils, à la précarisation des emplois. Ils citent comme exemple, la tromperie que renferme la qualification de certains contrats à durée indéterminée (CDI), qui se sont finalement révélés, sur le marché du travail, limités dans le temps. Au sujet de la situation du mode du travail dans la wilaya de Tizi Ouzou, la commission exécutive de wilaya de l´Ugta s´inquiète de l´opacité qui entoure l´avenir des programmes de logements inscrits au niveau du Fnpos.
Les rédacteurs du document accusent ouvertement le conseil d´administration de cet organisme de léser les travailleurs de la wilaya de Tizi Ouzou en bloquant la liste des quelques bénéficiaires, finalisée depuis quatre ans. Dans la liste de ses préoccupations, la Centrale syndicale cite l´état déplorable de la cotonnerie de Draâ Ben Khedda et de la briqueterie d´Irdjen.

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