Alger Min 17 °CMax 27 °C
34
Oran Min 17 °CMax 27 °C
34
Constantine Min 12 °CMax 27 °C
30
Adrar Min 23 °CMax 41 °C
34
Illizi Min 23 °CMax 37 °C
34
Djezzy
Accueil |Nationale |

DJAMEL OULD ABBÈS, MINISTRE DE LA SANTÉ

«Nos hôpitaux sont déshumanisés»

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Le ministre a mis en exergue la volonté de l’Etat de lutter contre la mauvaise gestion dans le secteur de la santé.

Après la série de scandales qu´a connus l´Institut Pasteur d´Algérie, l´organisation et la gestion de celui-ci semblent être à l´ordre du jour de l´agenda de M.Djamel Ould Abbès, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Ce dernier a insisté, jeudi à Alger, sur l´importance de la redynamisation de cet établissement.
En effet, beaucoup de zones d´ombre entourent la gestion de ce que qualifie le ministre d´«institut de référence médicale à l´échelle mondiale durant les années 70 et qui, hélas, a connu par la suite des turbulences».
De quelles turbulences s´agit-il? Le ministre fait-il allusion aux scandales qui ont entaché l´IPA et dont le dernier en date est le procès de dix accusés, dont le directeur général de l´institut en fuite à l´étranger, poursuivis pour mauvaise gestion ayant entraîné la dilapidation de deniers publics, conclusion de marchés en violation de la législation et obtention de privilèges illégitimes? Fort probable.
Aussi, le non-renouvellement des stocks par l´IPA et les soudaines ruptures de produits vitaux dans le traitement et le suivi médical de milliers de malades ayant empêché les hôpitaux à travers le pays de fonctionner normalement, sont aussi autant de dysfonctionnements à pointer du doigt.
Dans ce contexte, le ministre a affirmé la disponibilité de l´Etat à déployer tous les moyens financiers pour sa relance. Mais n´est-ce pas que le problème dépasse le cadre financier pour remettre en cause une gestion défaillante et souvent décriée? M.Ould Abbès, quant à lui, préfère rassurer. «Nous savons que les compétences et les moyens matériels existent. Nous devons seulement réfléchir sur l´organisation et le fonctionnement de l´Institut, et ce, à travers une politique fondée sur le dialogue et la cohérence entre les acteurs du secteur de la santé», maintient-il. Aussi, préconise-t-il de se pencher sur les voies et moyens à mettre en place afin d´aboutir à des solutions pour redynamiser l´Institut Pasteur d´Algérie, capables selon le ministre, de fabriquer l´ensemble des vaccins et d´assurer une autosuffisance en termes de produits pharmaceutiques. Sur sa lancée, le ministre a tenu à mettre en exergue la «volonté de l´Etat de lutter contre la mauvaise gestion» dans le secteur de la santé d´une manière générale. Il a mis l´accent sur l´humanisation de l´accueil des personnes malades dans les hôpitaux, relevant, à cet égard, que tout un programme est en chantier. Cependant, combien de fois, pareilles promesses ont été faites par les responsables qui se sont succédés à la tête du département de la santé? Pas plus que l´année dernière, M.Saïd Barkat, son prédécesseur, tenait les mêmes propos.
Par ailleurs, et lors du conseil d´administration de l´IPA, M.Ould Abbès est revenu sur une prochaine fabrication par l´Algérie de certains produits pharmaceutiques. Il a confirmé, à ce sujet, «la détermination de l´Etat à diminuer progressivement jusqu´à l´éradication totale de l´importation des sérums, vaccins, réactifs et des médicaments». Rejetant toute pénurie de produits, le ministre soulignera que «nous oeuvrons pour une diminution progressive mais rapide de l´importation des sérums et des vaccins. Pour celle du médicament, qui est un produit stratégique, ça sera plus long, mais nous n´allons ménager aucun effort pour l´éradiquer avant 2014.»

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha
  • Envoyer par email à un ami Envoyer par email à un ami
  • Version imprimable Version imprimable