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CONFÉRENCE ISLAMIQUE
Distinction entre terrorisme et résistance
02 Février 2008 - Page : 7 Lu 99 fois
Mise au point. Les participants à la 5e Conférence de l’Union des Parlements des pays membres de l’Organisation de la conférence islamique OCI, jeudi dernier, au Caire, ont souligné la nécessité de faire le distinguo entre le terrorisme sous toutes ses formes et le droit des peuples à la résistance contre l’occupation et à l’autodétermination, droit consacré par la Charte des Nations unies et l’ensemble des traités et conventions internationaux. Les participants à cette conférence, à laquelle a pris part la délégation algérienne sous la conduite du vice-président du Conseil de la nation, Djoud Mouissa Madani, ont dénoncé le terrorisme sous toutes ses formes tout en rejetant l’amalgame entre Islam et terrorisme. Sur un autre registre, les parlementaires ont dénoncé les assassinats et massacres commis par les Israéliens contre les Palestiniens. A ce propos, les conférenciers précisent que «l’initiative arabe de la paix est l’unique solution au conflit arabo-israélien». Et de poursuivre: «Nous réclamons les droits des peuples syrien, libanais, et palestinien au recouvrement de leurs territoires occupés par les étrangers.» D’ailleurs, ils ont exigé la libération du président du conseil consultatif palestinien, ainsi que les députés emprisonnés par les services israéliens. Par ailleurs, l’OCI est contre les fouilles israéliennes sous la mosquée d’El Aqsa, et affirme que «c’est une atteinte grave pour un Lieu Saint de l’Islam». Pour cela l’Organisation a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités en faisant pression sur Israël pour qu’il cesse ses agressions. L’Organisation a également exigé le retrait de toutes les forces d’occupation en Irak. Abordant, le dossier nucléaire iranien, les conférenciers ont souligné que «l’ensemble des pays islamiques, y compris l’Iran, ont le droit à l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire». Concernant le Liban, et dans le but d’instaurer la paix et la stabilité au sein de ce pays fragilisé par les récentes attaques israéliennes, l’Organisation a estimé que le gouvernement et le peuple libanais doivent dépasser la crise, et ce, en comblant le vide présidentiel.
Lounès GUERMOUR

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