APRÈS LES SUD-CORÉENS ET LES CHINOIS
Les Indiens prospectent le marché algérien
«Le marché algérien n’est pas ouvert pour payer les dividendes des entreprises étrangères», précise M.Benjaber.
Après les Chinois, et les Sud-Coréens, les Indiens veulent investir davantage en Algérie. Les potentialités économiques qui sont offertes par le marché algérien, sont telles que les Indiens espèrent renforcer leur présence en Algérie. Actuellement, il existe en Algérie près de dix entreprises indiennes dont l´activité relève de différents secteurs, mais la plus importante est le complexe sidérurgique d´El Hadjar, pris en charge par Mettal Steel. «L´Algérie offre aux investisseurs le climat adéquat pour qu´ils puissent travailler dans la sérénité la plus totale» a expliqué hier le président de la Chambre algérienne de commerce et d´industrie (Caci), Brahim Benjaber. Intervenant lors d´une rencontre, tenue hier à Alger, entre des businessmen algériens et indiens, le président de la Caci a présenté un tableau de la situation économique du pays, avec, à la clé, le coût «abordable» de la main-d´oeuvre, un marché national en pleine expansion, ainsi qu´une pléthore d´autres indices économiques qui encouragent les opérateurs économiques étrangers à venir s´installer en Algérie.
En présentant toutes ces données, M.Benjaber n´a pas omis de souligner que «l´Algérie n´a plus besoin d´opérateurs étrangers qui viendront pour puiser nos richesses, mais nous avons besoin d´investisseurs capables de produire et de permettre à notre pays d´engranger la devise». Et de lâcher crûment: «Le marché algérien n´est pas ouvert pour payer les dividendes des entreprises étrangères». Cette phrase chargée de signification, s´adresse aux investisseurs étrangers qui ne voient en l´Algérie qu´une vache laitière à traire, et qu´il faudra abandonner dès lors qu´elle est tarie. Cause pour laquelle plusieurs opérateurs économiques étrangers accourent vers notre pays. Pourtant, ce dont a besoin l´Algérie aujourd´hui, c´est bien d´investisseurs décidés à donner un coup de pouce à la production, et la création de richesses. Néanmoins, pour ce faire, il est plutôt du devoir des responsables algériens de mettre en place une stratégie économique allant dans ce sens. Il est sans doute bon de rappeler, dans ce cadre précis, le cas de la Chine qui réserve 200 milliards de dollars de son budget au contrôle des entreprises étrangères qui y investissent.
Par ailleurs, l´ambassadeur de l´Inde en Algérie, Ashok Kumar Amrohi a indiqué avoir déjà transmis des propositions de participation au dits investissements et ce, au gouvernement algérien.
Ces propositions concernent les créneaux, et les domaines, d´investissement qui intéressent son pays. «La balle est donc dans le camp des Algériens. Nous attendons toujours la réponse» déclare le représentant diplomatique de l´Inde, en Algérie.
- MARZOUKI ACCUEILLI CHALEUREUSEMENT À ALGER
quel avenir pour l'uma? - Marzouki: les intellectuels sont aujourd'hui au pouvoir en Tunisie
- MOHAMED CHAFIK MESBAH, ANCIEN OFFICIER DE L'ANP, À L'EXPRESSION
«Le pays est gouverné par ´´la méthode Coué´´» - TAUX DE REMPLISSAGE EXCEPTIONNEL DES BARRAGES
Un danger potentiel pour les riverains - CONSTRUCTION DU MAGHREB, LUTTE ANTITERRORISTE, COOPÉRATION ÉCONOMIQUE...
Tous les chemins mènent à Alger








Réagir à cet article