| |
TIZI OUZOU
Les contraintes de l’isolement
06 Mars 2008 - Page : 2 Lu 464 fois
Après un mois de janvier presque sec et un mois de février semblable à un mois de juillet, voici venu le temps des giboulées de mars. Les pluies drues et souvent serrées, qui sont tombées durant la nuit du mardi au mercredi, n’ont fort heureusement causé aucun dégât. Selon la Protection civile, aucune route n’est fermée à la circulation et aucun village n’est isolé. En ville, avec les avaloirs bouchés, les rues sont devenues, hier, des torrents menaçants, alors qu’ailleurs, comme dans les villes de l’intérieur, la saleté menace à chaque instant de boucher les regards et autres avaloirs. Les voitures et autres véhicules descendant du Djurdjura et des villes, comme Iferhounène, Aïn El Hammam et Bouzeguène, sont recouverts de neige, une neige disparue depuis des lustres et qui est bien accueillie par les enfants qui essaient de la récupérer sur ces véhicules et qui ont dans les yeux une seule et unique envie: voir la neige tomber. La neige, qui a fait son apparition aussi discrète que subite en altitude autour de Tizi Ouzou, a fait réagir les enfants qui demandent à toucher cette chose si blanche et si froide. La Kabylie a un autre problème, celui des bouteilles de gaz butane en certaines régions de la wilaya de Tizi Ouzou. Des habitants des régions isolées utilisent des bouteilles de butane, et en cas d’intempéries, sont devant le gros problème de la rupture des stocks. Alors, il faut jouer des connaissances et faire en sorte que l’on soit informé à l’avance de l’arrivée de ces fameuses bouteilles. Se rabattre sur le fuel est certes plus commode, mais faudrait-il avoir les moyens de stockage. Le gaz naturel étant, semble-t-il, réservé à quelques villes de la wilaya. Aïn El Hammam est encore non desservie et attend son tour.
A. SAÏD
| Lire aussi |
 |
|
|

|
|