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EN ATTENDANT LE FEU VERT DU PRÉSIDENT
Le FLN reste à l’écoute
19 Mars 2008 - Page : 2 Lu 150 fois
Le secrétariat exécutif va se réunir prochainement pour fixer la date du congrès extraordinaire.
Le parti majoritaire garde le regard braqué sur le Palais d’El Mouradia. Après avoir accéléré la cadence des travaux des commissions, le FLN observe actuellement une pause. «Nous avons achevé tous les préparatifs pour la tenue du conseil national et le congrès extraordinaire», a affirmé à L’Expression le porte-parole du parti, Saïd Bouhadja. En d’autres termes, tout est fin prêt pour aller à ce rendez-vous. La direction du parti attend juste le feu vert du secrétaire général, Abdelaziz Belkhadem, pour réunir le secrétariat exécutif. Sans avancer une date précise, notre interlocuteur s’est contenté de préciser que ladite réunion aura lieu prochainement. «Au terme de cette réunion, le secrétariat national va fixer la date de la tenue du conseil national et le congrès extraordinaire», précise-t-il. Or, l’agenda ne dépend pas du secrétaire général du parti, mais plutôt du président de la République. Pourquoi? Tout simplement, parce que le parti a fait ses calculs sur la base des orientations de la présidence de la République. Surtout que le mot d’ordre adopté pour les deux rendez-vous organiques porte sur la candidature officielle du président de la République à la présidentielle de 2009. Le porte- parole, lui-même, le reconnaît également. «L’article 21 du règlement intérieur du parti donne les prérogatives au conseil national de réélire le président à un nouveau quinquennat», a-t-il indiqué. Plus explicite, M.Bouhadja affirme que le conseil ne peut pas avoir lieu avant que le président ne s’exprime sur la révision de la Constitution. Même si toutes les conditions sont réunies pour tenir le conseil, le parti se trouve dans l’obligation d’attendre le signal d’El Mouradia. «On ne peut pas se prononcer officiellement sur le troisième mandat tant que la Constitution n’est pas amendée», argumente le porte-parole du FLN. Interrogé sur les propos du chef de l’Etat, notre interlocuteur tire une analyse positive: «Pour nous, ce n’est pas une réponse négative à l’appel du parti et des associations, lesquels l’ont invité à briguer un troisième mandat», estime M.Bouhadja. L’interview accordée à l’agence britannique Reuters, précise-t-il, est une occasion d’aviser l’opinion publique internationale et nationale et la préparation du climat politique aux prochaines mutations. Dans l’entretien, le chef de l’Etat n’a ni infirmé ni confirmé son intention de se présenter à l’élection présidentielle de 2009. Or, une simple lecture permet de décrypter son message sur la révision de la loi fondamentale du pays. En parlant de l’achèvement des réformes engagées, le président entend par là, la réforme de la première loi constitutionnelle. Les observateurs de la scène politique ont d’ailleurs saisi le message. Pour eux, il est tout à fait logique que la question du mandat ne peut pas faire objet de débat sans la révision de la Constitution. Ce qui est sûr, c’est que la déclaration du président donne un avant-goût de ce qui va se produire prochainement. D’ici là, le parti continue son travail de mobilisation sur le terrain.
Nadia BENAKLI

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