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AFFAIRE DES AUTRICHIENS ENLEVÉS
El Gueddafi nie tout contact avec les ravisseurs
24 Mars 2008 - Page : 4 Lu 135 fois
La Fondation El Gueddafi désavoue le dirigeant autrichien d’extrême droite, Jörg Haider.
La fondation El Gueddafi a nié tout contact direct ou indirect avec les ravisseurs des deux otages autrichiens. Dans un communiqué publié, hier, à Tripoli, et répercuté par l’AFP, la fondation El Gueddafi désavoue le dirigeant autrichien d’extrême droite, Jörg Haider. Ce dernier, rappelle-t-on, avait affirmé, samedi, que le président de la Fondation El Gueddafi, Seïf al-Islam El Gueddafi, était en contact avec les ravisseurs des deux touristes autrichiens et qu’il était optimiste quant à leur prochaine libération. «La fondation n’a procédé à aucune intervention ou effort et n’a pas eu de contacts directs ou indirects avec les ravisseurs malgré les demandes adressées à la fondation et à son président», écrit le président de ladite fondation. Il faut dire que le dirigeant autrichien a multiplié, ces derniers jours, les déclarations selon lesquelles les autorités libyennes sont entrées en contact avec les ravisseurs des deux Autrichiens, enlevés le 22 février dernier sur le territoire tunisien. Jörg Haider a réaffirmé, hier, à l’agence autrichienne APA que Seif al-Islam était en contact avec les ravisseurs, tout en précisant que c’était une «initiative personnelle» dont le fils de Mouamar El Gueddafi n’avait peut-être pas informé la fondation. «Ce n’est pas une initiative de la fondation, mais une initiative personnelle, a déclaré M.Haider. C’est une mission confidentielle qui n’a pas non plus été mise au point par le ministère autrichien des Affaires étrangères.» Samedi, le responsable politique autrichien avait affirmé que «Seïf al-Islam négocie avec les ravisseurs et est, selon ses propres dires, confiant dans le fait que la question sera prochainement réglée». En début de semaine, il avait annoncé avoir sollicité son ami de longue date et fils du guide libyen, pour intervenir dans le dossier des otages autrichiens. Selon la presse autrichienne, le chancelier autrichien Alfred Gusenbauer aurait aussi demandé l’aide de Seïf al-Islam. Néanmoins, l’appel ne semble pas avoir eu d’écho en Libye. D’autant plus que l’ultimatum fixé par les ravisseurs, jusqu’à hier soir, était proche de son expiration.
Hakim KATEB

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