FEUX DE DÉTRESSE DES CHAUFFEURS DE TAXI
Ils demandent une amnistie fiscale
Une quittance fiscale allant jusqu’à 500.000 dinars pour certains.
Les chauffeurs de taxi du pays sont redevables d´obligations fiscales faramineuses. Celles-ci se sont accumulées durant la tragédie nationale, durant les années 1992 à 2003 lors desquelles les chauffeurs de taxi étaient soumis à un modeste forfait trimestriel de 960DA.
Dès lors, certains d´entre eux se retrouvent avec une quittance fiscale oscillant entre 250 et 500.000 dinars.
Aujourd´hui, ils sont en effet soumis à un système d´imposition sur le chiffre d´affaires réel. «Cette décision a été prise par le ministère des Finances sans consultation aucune avec le Comité national des chauffeurs de taxi», a regretté le président dudit comité, Hocine Aït Braham, qui a confié à L´Expression le désarroi dans lequel se trouve la corporation.
Ces quittances se trouvent d´autant plus salées car il y est additionné le cumul des charges et des pénalités y afférentes.
Aussi, le Comité réclame-t-il une «amnistie générale couvrant les années allant de 1992 à 2003».
Faute de mieux, les autorités financières sont sollicitées pour établir au moins un calendrier très souple pour le règlement de ce contentieux qui empoisonne le travail des chauffeurs de taxi et qui fausse les relations entre cette corporation et les autorités. Des rencontres avaient eu lieu avec le ministère des Finances, en 2006 et 2007, sans qu´aucune suite ne leur ait été donnée à ce jour. C´est le statu quo pour les chauffeurs de taxi qui aspirent à régulariser leur situation vis-à-vis du fisc, a indiqué Aït Braham.
Cette frange de contribuables a même été menacée de réquisition de leur outil de travail que sont les véhicules, par la direction générale des impôts de Sidi Bel Abbès.
Pour tenter de désamorcer cette situation, des réunions ont eu lieu dans les régions de l´Ouest, du Centre et de l´Est.
Une réunion générale des membres de la corporation s´était tenue en juillet 2007 au siège de l´Ugcaa à Alger (centre) pour débattre du sujet et soumettre des propositions.
A l´Ouest, 13 wilayas étaient représentées en novembre 2007 à une rencontre similaire.
Un rapport a été établi et communiqué au ministère des Finances et aux autorités compétentes.
Une rencontre se tiendra enfin la semaine prochaine à Skikda avec les délégués de l´est du pays.
Ce sont là quelques actions préconisant un dialogue salutaire qui sont proposées par la corporation des chauffeurs de taxi nationaux.
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