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ACTUALITÉ

LE PRÉSIDENT DE LA COMMISSION DU CONGRÈS MSP AFFIRME
«Personne ne veut exclure Soltani»
24 Avril 2008 - Page : 2
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C’est le congrès qui décidera du sort de l’actuel chef du MSP

Parmi les objectifs tracés par le MSP pour les cinq prochaines années, l’on notera «l’indépendance de la ligne politique du parti».

Il n’y a pas de complot contre le président du MSP M.Bouguerra Soltani, encore moins une volonté de l’exclure de la course pour la présidence du parti. Le jeu est ouvert et le congrès est souverain. C’est en substance ce qu’a défendu M.Salem Chérif, président de la commission nationale de préparation du congrès, dans une rencontre avec la presse, tenue au siège du parti.
Cette conférence intervient 48 heures, après celle animée conjointement par le porte-parole du parti avec Soltani. S’agit-il d’un simple fait du hasard. Oui, défend le conférencier réputé comme étant un proche allié de Abdelmadjid Menasra, le rival de l’actuel président du parti: «Nous avons fait le point une première fois avec les journalistes au mois de février. A moins d’une semaine du congrès, la commission tient à informer l’opinion publique et nos militants des derniers préparatifs», souligne-t-il.
Salem Chérif qui a défendu bec et ongles l’impartialité de la commission, affirme que «cela ne m’empêche pas d’avoir ma propre opinion et des préférences que je garde pour l’instant pour moi»; une mission pas tout à fait accomplie. Hier, le conférencier a défendu, tout au long de son intervention, les choix du conseil consultatif qui renforcent sans équivoque le poids et la position de M.Abdelmadjid Menasra.
A commencer par l’élection du président du parti par le conseil consultatif et non pas par les congressistes, comme l’aurait voulu le clan de Soltani.
«Durant les trois congrès précédents, le président du conseil consultatif fut élu par le conseil consultatif. Pourquoi devrions-nous modifier cette procédure aujourd’hui?», s’est-t-il interrogé. Idem pour le cumul de mandats pour le président du parti: «Il n’y a aucune intention d’exclure Soltani de la présidence du parti, mais l’opinion publique doit comprendre que l’interdiction faite au prochain président d’accepter un poste ministériel est une proposition qui émane de la base. Nous avons tenu 500 conférences. Et la quasi-majorité des militants préfère voir leurs dirigeants se consacrer exclusivement au parti. Ce n’est pas une personnalité qui est visée. L’intérêt du parti passe au-dessus de tout le monde.»
Il rappellera sur sa lancée que la proposition sujette à polémique remonte à deux années, mais «le conseil consultatif a préféré soumettre le projet aux congressistes». Soulignons que le bureau national du MSP a donné raison à Soltani au lendemain de sa nomination au poste de ministre d’Etat sans portefeuille.
Parmi les objectifs tracés par le MSP pour les cinq prochaines années, l’on notera «l’indépendance de la ligne politique du parti». Le MSP a-t-il l’intention de quitter l’Exécutif? Salem Chérif se montre très peu prolixe et affirme que la décision revient au conseil consultatif. Enfin, ce dernier a annoncé la création d’un organisme de contrôle chargé de suivre le travail des élus et des ministres.

Achira MAMMERI

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