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ALGÉRIE-FRANCE
Coopération accrue entre les polices
08 Mai 2008 - Page : 4 Lu 846 fois
Mme Alliot-Marie et M.Zerhouni ont donné le feu vert à une coopération appuyée entre les polices française et algérienne.
La police algérienne se met à niveau et entre de plain-pied dans la notion de lutte contre la criminalité sous toutes ses formes. Une étroite coopération a été instaurée entre les services algériens et français. Désormais, les deux corps de sécurité vont affronter ensemble le phénomène de la petite et grande criminalité. Les ministres de l’Intérieur français et algérien, respectivement Mme Michèle Alliot Marie et M.Noureddine Yazid Zerhouni, ont donné le feu vert à cette coopération appuyée entre les deux services de police. Des échanges d’informations et d’expériences seront effectués entre Alger et Paris. De plus, un programme de formation approfondie a été dégagé dans ce sens. La ministre française de l’Intérieur a fait de la coopération sécuritaire son cheval de bataille lors de son déplacement à Alger: «Je souhaite que nous puissions développer au mieux cette coopération dans un certain nombre de secteurs afin de bénéficier de l’expertise des uns et des autres et d’assurer la protection de nos citoyens contre tous les risques qui peuvent les menacer», a-t-elle déclaré dès son arrivée à l’aéroport international d’Alger. Les services de la police ont eu une part considérable dans l’agenda de Mme Alliot-Marie. Le deuxième jour de la visite du ministre français a été consacré aux chantiers de ces services. En déplacement à Tlemcen, l’hôte de M.Zerhouni a eu droit à un rapport succinct sur la Direction générale de la Sûreté nationale (Dgsn). Ce rapport met en exergue tous les efforts de développement et de modernisation réalisés par les services placés sous la direction de M.Tounsi. Le bilan fait ressortir qu’en matière d’effectifs, le nombre est atteint celui de 144.182 agents au cours de la présente année. L’élément féminin représente 10% de l’effectif et il est prévu d’atteindre 15% d’ici la fin 2008. Toujours à propos de la modernisation de la police, les intervenants ont souligné que ce volet porte essentiellement sur le développement des infrastructures, l’acquisition de matériel et d’équipements modernes et enfin sur la poursuite de l’effort de sélection et de recrutement. Une fourchette de recrutement de 16.000 agents par an a été initiée dans ce cadre. A l’instar des projets de modernisation de la police, l’expérience algérienne en matière de lutte contre la criminalité a été examinée. Les intervenants ont rappelé que les activités judiciaires ont permis de réduire la criminalité de presque 5% en 2007 contre 6% en 2006. L’indice moyen de criminalité est estimé à 350 infractions/an pour 100.000 habitants alors que le taux de règlement des affaires a atteint 65% en 2007. Concernant la lutte contre les stupéfiants, les saisies opérées par les services spécialisés sont passées de 1,1 tonne en 2005 à 8,5 tonnes en 2007. Il y a lieu de rappeler que le choix de Tlemcen n’est pas fortuit. La région abrite le premier service régional de lutte contre les stupéfiants depuis 1984. Avec le transit de drogue par voie de mer, les services spécialisés doivent aussi lutter contre l’importation frauduleuse de psychotropes provenant de la rive Nord de la Méditerranée. L’Algérie collabore avec plusieurs pays de la région. Cela a permis, selon le patron de la Police algérienne, de «faire face à toutes les formes de criminalité (grâce) aux efforts consentis par les pouvoirs publics en matière de couverture sécuritaire du territoire national».
Nadia BENAKLI

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