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CONSTANTINE

Quatre grévistes évacués vers les urgences

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Quatre étudiants de l’Ecole nationale supérieure, en grève de la faim depuis 8 jours, ont été évacués vers les urgences.

En grève depuis une semaine, ces étudiants protestataires réclament la garantie de leur statut, notamment le recrutement et l´accès à la post-graduation. Par cette action, ces étudiants ont ainsi rejeté l´ancienne grille des salaires concoctée par la chefferie du gouvernement.
Décidés à aller jusqu´au bout de leur revendication, les 2702 étudiants ont décidé de poursuivre la grève et «quelles que soient les conséquences, advienne que pourra, jusqu´à satisfaction entière» de leurs doléances disent-ils. Estimant que l´administration locale est incapable de répondre à leurs réclamations, ces étudiants exigent une délégation ministérielle. D´ailleurs, le directeur, après deux rencontres avec les étudiants, n´est pas arrivé à les convaincre ni à calmer les esprits.
Les choses risquent de prendre une tournure plus inquiétante dans les jours à venir. Ces étudiants comptent entreprendre d´autres mesures, jusqu´à sortir dans la rue pour se faire entendre. Sur un autre plan, près de 200 familles attendent leur délocalisation.
Vivant dans des conditions particulièrement déplorables, les habitants des bidonvilles de l´autotraction, figés sur un flanc abrupt à Constantine depuis des lustres, sont dans l´expectative. Depuis 1999, malgré les promesses des autorités locales, ces familles attendent de bénéficier d´un logement décent. Ces habitants continuent de vivre dans la misère totale, en dépit du fait que ces habitants ont été recensés dans les listes définitives des bénéficiaires, pour, a-t-on souligné, des logements sociaux. En vain. En attendant, ils partagent leur quotidien avec les rats et les reptiles. L´état des lieux est déplorable à l´image d´une «favela» brésilienne. Des fils électriques se dressent à même les lieux. Le spectacle est plus que désolant pour une ville qui prétend être la capitale de l´Est. L´on se demande quel rôle peut-on attribuer aux responsables locaux, saisis à maintes reprises par l´association du quartier.

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