INVESTISSEMENTS ARABES EN ALGÉRIE
«L’Egypte a montré la voie»
L´investissement des Egyptiens dans le secteur des télécommunications est un exemple pour les pays arabes en Algérie. Cet exemple a été cité par le chef de l´Etat pour mettre en exergue la faiblesse des Qataris ainsi que des autres pays arabes dans ce secteur.
«Vous remarquerez que l´Egypte est le premier investisseur arabe en Algérie dans différents domaines dont les télécommunications, la sidérurgie, la cimenterie, les engrais, les mines, et l´urbanisme. Nul doute que cet investissement est bénéfique aux sociétés égyptiennes et profitable au développement de l´Algérie», a affirmé le président Bouteflika, soulignant que la non venue des autres investisseurs arabes n´est pas liée aux problèmes sociaux ou à l´environnement en Algérie. «L´Algérie est préparée à l´investissement (...) Cette volonté a, d´ailleurs, donné lieu à un changement profond dans les mentalités et dans la manière de traiter avec les investisseurs tout en contribuant à la réunion des conditions nécessaires et du climat favorable» a déclaré le président de la République.
Il rappelle, à ce sujet, les mesures urgentes initiées par l´Algérie en appui aux réformes entamées au début des années 90. «Il y a lieu de souligner que la nature de certains programmes amorcés par nos frères arabes rejoignent le développement foncier au niveau d´Alger mais posent le problème de disponibilité de terrains fonciers pour leur réalisation.» a reconnu M.Bouteflika. «Excepté cela, je ne pense pas qu´il existe d´autres obstacles devant les investisseurs arabes, et s´ils venaient à se poser, alors nous sommes déterminés à les lever. L´Algérie leur ouvre les bras et je suis certain qu´ils y trouveront tout le soutien et l´encouragement», a ajouté le président pour réaffirmer la disponibilité de l´Algérie envers les investisseurs arabes.
En dépit de cela, les investissements qataris en Algérie sont faibles et même en deçà des relations exceptionnelles liant les deux pays et des potentialités offertes en Algérie. Les intentions ne sont pas suivies par les actes.
C´est le constat fait par le président de la République. «Les relations de coopération économique ne sont pas à la hauteur des relations politiques» regrette Abdelaziz Bouteflika qui souligne que «pourtant des hommes d´affaires qataris, détenteurs de capitaux, maîtrisant les moyens modernes de gestion et l´utilisation optimale des technologies modernes, ont les capacités d´investir en Algérie». Pour étayer ses propos, Abdelaziz Bouteflika citera en exemple: «Nous avons enregistré en 2006, un projet d´investissement d´une valeur de 186 millions de dollars auquel contribuent des investisseurs de l´Etat frère du Qatar dans le domaine des prestations». Il s´agit d´un complexe multiservices qui compte un centre d´affaires, des appartements hôteliers et un centre commercial à Bab Ezzouar, banlieue d´Alger. Le second projet, enregistré en 2007, à l´initiative de Son Altesse Cheikh Fayçal, d´une valeur de 48 millions de dollars concerne la réalisation d´un centre d´affaires à El Hamma qui vient s´ajouter à un autre projet d´une valeur de 1,5 million de dollars portant élargissement du réseau «Trust Assurances». Certes, ces projets, aux yeux du chef de l´Etat, demeurent en deçà des attentes.
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