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LA LOI SUR LES BIENS DOMANIAUX DÉCRIÉE PAR LA FONDATION DU 8 MAI 1945

La terre est «inviolable»

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Les amendements apportés à la loi de décembre 1990, s’inscrivent contre la Constitution.

Le domaine public, et particulièrement la terre, est «inviolable, inaliénable et imprescriptible(...) Elle est l´émanation de la Nation» mentionne un communiqué de la «Fondation du 8 Mai 1945» parvenu hier à notre rédaction. La Fondation estime que c´est là un «remake» de la loi sur les hydrocarbures, laquelle a été abrogée grâce à la sagesse du Président de la République, M.Abdelaziz Bouteflika, et à la vigilance du Parti des travailleurs (PT). La Fondation qui fustige avec âpreté cette décision, dénonce la «cécité» du Parlement qui a voté cette loi qui risque de compromettre les acquis inaliénables du peuple algérien. La suppression de 5 articles de la loi 90-30 du 1er décembre 1990, révèle les intentions de spoliation des biens du peuple, présentée comme «une démarche incontournable dans l´ouverture à l´économie de marché (...) qui ne profite qu´à certains», lit-t-on dans le document. La loi de 1851 avait servi de subterfuge à la colonisation pour s´approprier des terres en les privatisant. A cette appropriation, qui ne dit pas son nom, ont suivi «la spéculation, la rapine et la spoliation tous azimuts». Nous assistons aujourd´hui, rappelle la Fondation, «à une topographie similaire, aux objectifs différents» mais tout aussi dangereux.
La dislocation des règles régissant notre patrimoine «autorise un retour des Pieds-Noirs, des colons et leurs héritiers...» prévient la Fondation du 8 Mai 1945. Cette organisation rappelle les moments de destitution des biens de l´Algérie durant la période coloniale, situation dont elle «ne souhaite nullement refaire l´amère expérience».
Pour illustrer ses dires, la Fondation du 8 Mai 1945, avertit que «l´Algérie est aujourd´hui un pays convoité (...) pour les richesses qu´elle cumule et les possibilités de partenariat qu´elle offre».
En conclusion, l´organisation, qui clame qu´«un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir», réitère son appel en direction du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour lui suggérer d´abroger ce texte rapidement.

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