LE 2E FESTIVAL INTERNATIONAL DU MALOUF
Une clôture en apothéose
Le 2e Festival international du malouf s´est achevé tard dans la soirée de samedi au Théâtre régional de Skikda. La soirée de clôture a été animée par l´orchestre andalou de la ville de Skikda, l´orchestre régional du malouf et la troupe marocaine qui ont su créer une ambiance digne des ambitions internationales de ce jeune festival. Le public a pleinement adhéré au répertoire des artistes qui se sont produits pour la clôture, en reprenant les noubas de l´orchestre skikdi, notamment Ayouha Essaqi et noubat el mezmoum (nouba muette) de l´orchestre régional de Constantine dirigé par Mohamed Larbi Ghazal. La troupe marocaine a eu droit aux applaudissements enthousiastes du public qui a apprécié, à sa juste valeur, la voix du jeune Abdelmoumen Abderrahim qui a subjugué l´assistance par sa force, en exécutant des maoual et des qacidas telle que El fayacha. A rappeler qu´au cours des soirées précédentes, notamment la deuxième, Khalil Kradman de Turquie a, quant à lui, donné un aperçu remarquable de son art du tarab en jouant du qanoun, avant de laisser la scène à l´orchestre syrien dirigé par Nabil Qassis. La troupe du malouf libyenne s´est distinguée durant la quatrième nuit, sous la conduite de Hassan Aribi qui a exécuté des waslas d´une grande beauté lyrique. Le conservateur du festival, Mohamed Saïd Zerouala, a considéré à juste titre, que cette deuxième édition a été une réussite, au cours de la remise des récompenses aux chouyoukh du malouf. Le Festival du malouf de Skikda a été diffusé sur Internet. Des conférences académiques, dont celle animée par le maître marocain Abdelmoumen Abderrahim, sous le titre «la musique andalouse, authenticité et contemporanéité» ont marqué cette manifestation. Selon l´intervenant, «l´abandon du patrimoine aux aléas de l´oubli, conduit à la désagrégation du bon goût, de même que les excès dans la recherche du renouveau, éloigne de la maîtrise de l´instrument lui-même».
En outre, le conférencier a considéré qu´«une tendance appelle à l´introduction de nouveaux instruments et à l´assujettissement aux canons occidentaux et à l´abandon de la tradition orale, pendant que la deuxième préconise la protection et la conservation de l´instrument et de l´héritage». Le conférencier a souligné les difficultés rencontrées dans les efforts entrepris pour classer le patrimoine andalou, en raison, notamment des divergences entre les écoles.
- CLAUDE GUÉANT INQUIÈTE LES MUSULMANS DE FRANCE
«Ce qui est en cause, c'est la religion musulmane» - CINQ JOURS APRÈS LE DÉBUT DES INTEMPÉRIES
Les villageois crient leur détresse - EN VISITE D'INSPECTION DANS LE MASSIF BLIDÉEN
Ghoul bloqué à Chréa - APRÈS UNE SEMAINE D'INTEMPÉRIES
Ce qui n'a pas marché - RACHAT DE DJEZZY
La piste Sonatrach se précise







Réagir à cet article