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AGRESSION ISRAÉLIENNE CONTRE GHAZA
Les artistes algériens solidaires
08 Janvier 2009 - Page : 6 Lu 938 fois
Dans cette lutte, pour exister, le peuple palestinien ne peut se satisfaire de symboles et d’actions éphémères, mais cela doit s’inscrire dans le concret.
Un grand événement culturel de solidarité avec le peuple palestinien a été organisé hier à l’esplanade du Théâtre national algérien. Ils ont dit
M.Brahim Noual, directeur de l’Ismas «Cette rencontre ne doit pas être éphémère, mais dans la continuité en consacrant tous les travaux artistiques dans ce sens pour dénoncer l’arbitraire. L’artiste n’est pas fantaisiste, mais un acteur qui a sa place dans la société. D’ailleurs, il l’a toujours prouvé dans le temps, pour l’éveil des consciences. Alors aujourd’hui, on ne doit pas faillir à la règle à trouver les modèles pour crier haut et fort contre cette injustice et ces crimes contre l’humanité.»
Djamel Ben Saber, commissaire du Festival national du théâtre amateur de Mostaganem «L’objectif de cet événement est d’informer et de sensibiliser l’opinion publique nationale et internationale sur la situation en Palestine, en n’omettant pas de rappeler que la résistance est aussi culturelle. Pour nous, la guerre fait symptôme. Nous ne voulons pas et nous ne pouvons pas rester indifférents. Nous voulons participer à une "insurrection de la pensée" face à l’inacceptable.»
Abdelkader Bouaâzara, directeur de l’Orchestre symphonique natinonal «Nous voulons contribuer à faire entendre la solidarité en actes, la volonté de paix des gens de culture et nous appelons chaque lieu de culture à prendre une initiative sous la forme qu’il choisira (lecture, diffusion de courts métrages, expositions, débats, prise de parole, soirées...).»
Cheb Khaled «Nous appelons les artistes qui le souhaitent à réaliser, écrire, peindre, prendre la parole...et nous nous engageons auprès de nos chaînes à faire circuler ces oeuvres et ces prises de position.» |
Les artistes algériens et la famille de la culture ont condamné «avec fermeté» l’agression israélienne contre Ghaza et exprimé leur «entière et indéfectible solidarité» avant que ce peuple dépossédé, vivant sous occupation, ne sombre dans l’oubli, lors du rassemblement organisé, hier, devant le Théâtre national «Mahieddine Bachtarzi» à Alger. L’objectif est d’informer et de sensibiliser l’opinion internationale sur la situation en Palestine. A cet effet, «les artistes algériens et la famille de la culture, d’une seule voix, exigent l’arrêt immédiat des massacres perpétrés par l’armée sioniste sur la population de Ghaza et condamnent avec fermeté cette agression, tout comme ils expriment leur entière et indéfectible soutien au peuple frère palestinien», ont indiqué les hommes de l’art et de la culture, dans une déclaration, soulignant qu’ils s’«inclinent devant la mémoire des martyrs palestiniens». «Nous réaffirmons notre solidarité avec le peuple palestinien et dénonçons fortement l’agression sioniste dont il fait l’objet», a déclaré le comédien Abdelhamid Rabia, présent comme des centaines d’autres artistes venus des différentes wilayas du pays à ce rassemblement auquel ont pris part Mme Khalida Toumi, ministre de la Culture, M.Mohamed Hourani, ambassadeur de l’Etat de la Palestine en Algérie, ainsi que les directeurs d’institutions culturelles. La ministre de la Culture a «dénoncé avec vigueur», lors de ce rassemblement organisé par le TNA et l’Office national de la culture et de l’Information (Onci), l’agression israélienne contre Ghaza, la qualifiant de «génocide». «C’est plus qu’une guerre, c’est une tentative de génocide» a clamé Mme Toumi, dénonçant les crimes commis à Ghaza par l’armée israélienne qui, a-t-elle déploré «tire même sur les enfants», assurant qu’«un peuple qui combat depuis 60 ans l’occupant, est sûr d’obtenir la victoire». Cet événement va au-delà du symbolique, il permet aux artistes en particulier, et aux peuples du monde en général, de connaître la réalité jusqu’alors méconnue. Dans un contexte de mondialisation, alors que l’information est censée être accessible à tous, la question palestinienne est systématiquement réduite, par les médias, à l’Intifada et aux attentats. En omettant de rappeler que la résistance est aussi culturelle. En effet, les Palestiniens comme tous les autres peuples ont un lien singulier avec leur terre et un rapport particulier avec la vie. C’est une invitation à connaître l’autre et ce n’est qu’en connaissant l’autre, que l’on commence à s’intéresser à lui et à vouloir l’aider. Dans cette lutte pour exister, le peuple palestinien ne peut se satisfaire de symboles et de ces actions éphémères, mais cela doit s’inscrire dans le concret. A l’issue du rassemblement, le personnel du secteur de la culture a décidé de verser une partie de son salaire en soutien à la cause palestinienne.
Idir AMMOUR

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