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2E COLLOQUE INTERNATIONAL SUR L’ENSEIGNEMENT DE LA LANGUE TAMAZIGHT EN ALGÉRIE
Les chercheurs au chevet de Tamazight
28 Novembre 2007 - Page : 21 Lu 787 fois
CETTE langue est intégrée au système éducatif national algérien depuis douze ans, mais elle n’a pas connu une évolution notable.
Le Centre national pédagogique et linguistique pour l’enseignement de Tamazight organise son Colloque international sur l’enseignement de la langue nationale tamazighe en Algérie. Cette rencontre qui se tient du 26 au 28/11/2007 à Tipasa, sous le haut patronage de M. le président de la République et M. le ministre de l’Education nationale, a pour objet de définir la stratégie de son intégration. Tout en tenant compte du contexte plurilingue dans lequel elle s’inscrit et les attentes de la société langagière qui la reçoit afin de lui assurer des chances de succès. Cette initiative est la deuxième du genre après celle tenue en décembre dernier. Le fait est que la tutelle demeure la seule garante de son intégrité et son épanouissement dans le cadre de politique et de stratégie adaptées à la réalité. La langue nationale tamazigh est intégrée au système éducatif national algérien depuis douze ans, mais n’a pas connu une évolution notable. Hormis les trois éléments nouveaux, intervenus dans son son intégration au système d’évaluation pour les candidats ayant suivi cet enseignement, à savoir les trois paliers, primaire, moyen et secondaire à partir de 2008. Le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid, dans une allocution prononcée lors de l’ouverture des travaux du Colloque international sur l’enseignement de amazight, a affirmé que «la langue tamazighe est enseignée, pour le moment, dans plus d’une dizaine de wilayas et elle ne peut être une matière obligatoire que lorsque les moyens, les mécanismes nécessaires à son enseignement, seront mis en place.» Elle a été insérée sous le sceau de l’urgence et probablement sans vision globale de celle-ci, comme si son enseignement et son intégration allaient de soi. En dépit du manque de formateurs compétents, d’une absence de normes à enseigner et de manuels scolaires normalisés, cet enseignement est-il fondé sur l’intuition ou la conception? Y a-t-il une volonté de dépasser toute considération politico-idéologique? Il convient de traiter toutes ces questions durant cette rencontre dans le souci de faire sortir Tamazight de son ghetto, avec la participation des experts venus de différents pays, qui prennent part à ce colloque. Quitout Michel, sur l’aménagement de l’amazigh en Algérie: Le politique et le linguistique. Lounaouci Mouloud: Plaidoyer pour l’enseignement polynomique de Tamazight. Mahrazi Mohand du Maroc: Quelle démarche pour la standardisation de Tamazight. El Adak Mustapha: Que retenir concrètement dans la pratique? Mody Issouf du Niger: l’impact de l’enseignement de base dans l’aménagement de Tamajaâ...En sachant que les réponses à toutes ces questions dépendront des propositions que chaque groupe pourrait examiner durant ces travaux. Alors attendons de les voir s’efforcer à décrire brièvement la situation actuelle concernant le thème à examiner et cerner les problèmes qui se posent (contraintes majeures, implications, etc.), proposer des solutions pour y remédier et assigner des responsabilités au gouvernement, aux institutions et aux organisations de la société civile.
Idir AMMOUR

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