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FISCALITÉ

Plus de 700 milliards de dinars de recettes

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L’impact de la baisse de l’IRG en 2008 sera de 10,6 milliards de dinars.

Les recettes fiscales ont atteint 706 milliards de dinars à fin novembre 2007. Les prévisions à atteindre, soit 727 milliards de dinars, devraient être largement dépassées à la fin de l´année écoulée, selon le directeur général des impôts, Abderrahmane Raouya. Intervenant en marge d´une journée d´information sur la loi de finances et son impact sur l´entreprise, organisée hier à Alger, le directeur général des impôts a révélé que les recettes fiscales pétrolières sont estimées à 973 milliards de dinars. Notons que l´Algérie a enregistré des recettes fiscales pétrolières record en 2006, de l´ordre de 2714 milliards de DA, loin des prévisions du ministère des Finances qui tablait sur des recettes de 961 milliards de DA pour toute l´année. Interrogé sur la fraude fiscale, M.Raouya, évasif, répondra qu´il est impossible d´évaluer ce phénomène. «Il y a des difficultés à recenser les entreprises qui échappent à la fiscalité», a-t-il déclaré reconnaissant que ce sont, généralement, les importateurs qui ne payent pas les impôts. En 2007, plus de 2000 entreprises ont été contrôlées dans le cadre de la lutte contre l´évasion fiscale. En outre, il a été annoncé que près d´un tiers des entreprises ne déclarent pas leurs revenus.
La fraude fiscale, phénomène très répandu, constitue en fait une menace pour l´économie nationale puisqu´elle engendre un important manque à gagner pour le budget de l´Etat. Non-facturation, système de prête-nom, facturation fictive et autres manoeuvres courantes constituent autant de pratiques frauduleuses bien connues de l´administration des impôts. Aggravé par le pullulement des activités informelles en Algérie, ce phénomène coûte à l´Etat un passif fiscal de 600 milliards de dinars, selon des évaluations officielles.
Par ailleurs, sur la demande des patrons concernant la baisse de la TVA, M.Raouya estime qu´une pareille décision nécessite toute une étude. Selon lui, il n´est pas évident qu´il y ait un impact sur les prix.
Le gouvernement, avait, faut-il le souligner, rejeté la demande du patronat dans ce sens qui soutenait que la réduction de cette taxe allait juguler l´inflation touchant depuis quelques mois l´ensemble des produits de première nécessité. Le directeur des études au niveau de la direction générale des impôts a affirmé qu´une éventuelle baisse du taux de la TVA n´est pas envisageable dans la conjoncture actuelle. Pour lui, la TVA est hors de cause dans cette hausse des prix pour la simple raison que les taux actuels sont inférieurs à ceux appliqués il y a une quinzaine d´années. Et d´ajouter que la TVA n´est payée que par le consommateur. Evoquant le réaménagement du système de calcul de l´IRG dans la loi de finances 2008, M.Raouya a estimé son impact à une moins-value de 10,6 milliards de dinars. La loi de finances pour 2008 a relevé le seuil des revenus non soumis à cet impôt de 60.000DA à 120.000DA par an.
Le barème comporte des taux d´imposition qui s´échelonnent de 0% à 35% du salaire annuel brut. A la mi-novembre, le directeur général des Impôts avait déjà annoncé la suppression de l´IRG pour les salaires de moins de 15.000DA. Pour les salariés rémunérés entre 15.000 et 25.000DA, le taux d´imposition a été arrêté à 7,8%.

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