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JO-2008
La flamme olympique quitte Athènes pour Pékin
24 Mars 2008 - Page : 16 Lu 67 fois
Elle effectuera un périple de 137.000 km à travers les cinq continents, jusqu’à son arrivée dans le stade de Pékin le 8 août.
L’allumage de la flamme des Jeux olympiques de Pékin fera l’objet d’une cérémonie sous haute surveillance aujourd’hui à Olympie, berceau des Jeux antiques dans le sud de la Grèce, les autorités grecques craignant des incidents de la part d’opposants au régime chinois. Le gouvernement a annoncé qu’il prendrait «toutes les mesures nécessaires» pour assurer la sécurité de la flamme, dix jours après la violente répression par Pékin d’une série d’émeutes au Tibet, qui a provoqué une avalanche de protestations et soulevé la question d’un boycott des Jeux. A partir de lundi, la flamme parcourra 1528km sur le sol grec, au cours d’un relais de sept jours, avant d’être remise le 30 mars à Athènes aux autorités chinoises, pour un premier voyage en Chine, puis à travers le monde. Participeront à la cérémonie d’allumage le responsable chinois du Comité d’organisation des jeux (Bocog) Liu Qi - également numéro un du Parti communiste à Pékin - et le président du Comité international olympique (CIO) Jacques Rogge, qui s’est vu reprocher par les opposants au régime chinois son silence sur les événements du Tibet. Sans livrer de détails, la police grecque a indiqué que son dispositif de sécurité serait du «même type» que celui déployé pour les JO d’Athènes en 2004. A l’époque, les accès au site d’Olympie avaient été étroitement encadrés, avec portiques de sécurité, fouilles systématiques et forte présence policière. Le ministère de l’Ordre public a prévenu vendredi qu’il interdisait au public de se munir de «panneaux et banderoles» et de tout ce qui pourrait servir de projectiles: bouteilles, cannettes ou parapluies. La police a également prévu de surveiller les aéroports grecs pour repérer les arrivées d’éventuels manifestants. Le 10 mars, un petit groupe de Tibétains avait organisé une cérémonie symbolique d’allumage sur un parking proche du site. La manifestation pacifique avait duré cinq minutes, le temps pour la police d’intervenir afin d’y mettre un terme, entraînant une brève bousculade. «Nous ne voulons pas voir cette cérémonie liée à quoi que ce soit d’autre» que la flamme, a déclaré à l’AFP Alexia Liagoura, responsable de la communication d’Olympie, résumant largement la position du CIO et des autorités grecques. Déroulant un dispositif rôdé depuis les JO de Berlin de 1936, la cérémonie d’une trentaine de minutes, inspirée de l’antiquité grecque -avec chants, danses et, pour la première fois, de la musique en direct-, verra une «grande prêtresse» allumer une torche à l’aide d’un miroir parabolique poli. La flamme sera alors transmise au premier relayeur, le Grec médaillé d’argent de taekwondo au JO de 2004 Alexandros Nikolaidis, qui la donnera à son tour à la nageuse chinoise Luo Xuejuan, médaillée d’or la même année. Elle effectuera ensuite un périple de 137.000 km à travers les cinq continents, jusqu’à son arrivée dans le stade national de Pékin le 8 août. La Chine a promis qu’elle maintiendrait son passage sur l’Everest, le plus haut sommet du monde, ainsi qu’à Lhassa, malgré les événements survenus au Tibet. Les abords du site d’Olympie, sanctuaire autrefois dédié à Zeus, où se sont déroulés les Jeux de l’an 776 avant notre ère jusqu’au IVe siècle après JC, ont dû faire peau neuve pour l’occasion, après avoir été ravagés en août dernier par les violents incendies qui ont fait 67 morts dans le pays. «Nous avons repiqué 36.000 plants, dont 5800 arbres», a rapporté à l’AFP Georges Lyritzis, directeur de l’Institut de recherche forestier du site.
R.S

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