AVANTAGES AUX NOUVEAUX EMPLOYÉS, DÉFISCALISATION
L’Etat force la main aux employeurs
L’Etat s’engage à prendre en charge 45% du salaire de l’employé recruté dans le cadre de cette nouvelle stratégie d’emploi.
De nouvelles mesures visant l´intégration des jeunes dans le monde du travail ont été adoptées, hier, par le Conseil de gouvernement. Cette politique s´inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie de la promotion de l´emploi de jeunes et de la lutte contre le chômage. Ces mesures toucheront trois catégories qui entrent, à leur tour, dans le cadre de la création du dispositif d´aide à l´insertion professionnelle. Il s´agit du contrat d´insertion des diplômés, (CID), du contrat d´insertion professionnelle, (CIP) et du contrat de formation d´insertion (CFI).
Ces mécanismes d´aide à l´intégration ciblent en priorité la première catégorie constituée des jeunes universitaires et techniciens supérieurs, qui constitue 80% des chômeurs. Sur ce point, l´Etat accorde de «nouveaux cadeaux» aux employeurs qui optent pour l´insertion de cette catégorie dans leurs entreprises.
Ainsi l´Etat s´engagera à prendre en charge 45% du salaire de l´employé lors de sa première année du travail, 40% lors de la deuxième année et 30% lors de la dernière année. Egalement, il s´engage à prendre en charge les frais de la couverture sociale de l´employé. L´employeur bénéficiera, par ailleurs, d´allègements fiscaux.
| «L´Algérie veut protéger son foncier» |
Un avant-projet de loi portant conditions d´attribution dans le domaine privé de l´Etat a été étudié hier par le Conseil de gouvernement. Ce projet, présenté par le ministre des Finances, Karim Djoudi, supprime dorénavant toute cession des biens domaniaux de l´Etat. |
Ces détails ont été expliqués par le ministre de la Communication, Abderrachid Boukerzaza: «L´Etat cherche à encourager les employeurs à créer plus de postes de travail», a-t-il dit, hier, lors du point de presse hebdomadaire animé à l´ex-siège du CIP.
Du côté de l´employé, M.Boukerzaza explique que l´Etat lui accordera une bourse de 12.000DA/mois, tout au long de la période d´insertion fixée à une année. En même temps, il bénéficiera d´une prise en charge totale dans le cas où il décrocherait un stage de formation dans son domaine. En contrepartie, l´Etat exige de l´employeur de titulariser au moins 25% des jeunes insérés dans ce cadre.
A noter que le nombre d´insertions au sein de chaque entreprise est limité à 15% de l´ensemble du personnel de l´entreprise. S´agissant de la deuxième catégorie qui concerne les demandeurs d´emploi sortant du cycle secondaire ou disposant d´une qualification professionnelle, le ministre a souligné que l´Etat attribue à cette catégorie, durant l´insertion d´une année, une bourse de 8000DA/mois.
Dans ce cas l´Etat assurera 40% du salaire de l´employé, une fois permanent, pour la première année du travail et 30% pour l´année d´après. Pour la dernière catégorie, qui concerne les jeunes demandeurs d´emploi sans formation ni qualification, l´Etat attribuera une bourse de 4000DA au stagiaire, pour une période d´apprentissage d´une année.
Une fois le stagiaire recruté et titularisé, l´Etat versera à l´employeur 6000DA/mois durant une année. Cela en plus de la prise en charge de la couverture sociale et d´allègements fiscaux. A travers cet engagement, l´Etat, explique le ministre, cherche non seulement à lutter contre le chômage, mais aussi à créer beaucoup plus de postes d´emploi permanents.
A rappeler que le gouvernement a déjà accordé des «cadeaux fiscaux» aux employeurs. Il a adopté, lors de son conseil tenu en novembre dernier, un décret exécutif portant sur la réduction du taux de cotisation des employeurs à la sécurité sociale. Ledit projet prévoit des réductions de 20 à 40% du taux de cotisations pour chaque embauche.
A noter que le Conseil de gouvernement a adopté de nouvelles lois relatives au domaine des assurances, notamment afin de lutter efficacement contre le blanchiment d´argent.
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