CLÔTURE DE L’UNIVERSITÉ D’ÉTÉ DU PT À BLIDA
Quand la pasionaria contre-attaque
Louisa Hanoune saisit l’occasion pour dénoncer avec véhémence les récents attentats meurtriers qui ont visé certaines localités du pays.
Les Journées nationales de l´université d´été du Parti des travailleurs, organisées pendant quatre jours, du lundi au jeudi derniers, n´ont pas été une simple sinécure pour les quelque 500 participants. Bien au contraire, elles ont été mises à profit par la première dame de ce parti pour tenter de se redéployer et de mieux renforcer sa place sur la scène politique nationale. Comme à son habitude, elle ne s´embarrasse pas pour trouver les qualificatifs qu´il faut pour critiquer haut et fort la politique gouvernementale en matière économique et sociale, qui, selon elle, ne protège pas le peuple en général et les travailleurs en particulier.
D´emblée, elle saisit l´occasion pour dénoncer avec véhémence et vigueur les récents attentats meurtriers qui ont visé certaines localités du pays, notamment dans les wilayas de Boumerdès, Bouira et Skikda.
Elle pointera du doit les commanditaires de l´intérieur avec des réseaux extérieurs, de ces massacres collectifs de gens innocents, en continuant à approvisionner les terroristes, en grande quantité d´armes de plus en plus sophistiquées.
Elle appellera à une mobilisation générale pour mettre en échec le terrorisme qui veut exploiter la misère du peuple pour tenter d´imposer sa loi et mettre le pays à genoux. Elle expliquera que «le peuple algérien fait face à deux défis: le terrorisme d´un côté pour le soumettre et le terroriser et de l´autre, l´avancée tranquille du bradage de l´économie nationale pour le dépouiller de ses richesses».
Elle part d´un constat très simple pour dire que tout ne va pas en cette Algérie du début du troisième millénaire en mettant en exergue le paradoxe qui frôle l´absurde.
D´un côté, relève-t-elle, les caisses de l´Etat n´ont jamais été à un niveau aussi élevé grâce à la manne pétrolière, richesse du peuple, qui profite à une minorité, celle des privilégiés et de l´autre, la masse écrasée par le poids de la misère, en particulier les jeunes et les travailleurs. «C´est une aberration que de continuer à brader les biens publics, de liquider les entreprises et de libérer les travailleurs au summum de cette embellie financière et des réserves de change énormes déposées dans les banques étrangères qui en profitent à leur guise», note-t-elle. Dans ce volet, elle dira que la privatisation en gros des entreprises publiques a provoqué la libération de quelque 1.200.000 postes d´emploi.
Elle citera l´exemple du complexe d´El Hadjar, qui employait plus de 60.000 travailleurs, et qui, aujourd´hui, tourne à peine avec 5000 travailleurs, de surcroît, composé d´une multitude de nationalités et dont les profits économiques vont ailleurs, au lieu de profiter à la prospérité de la communauté. Ce sont autant de facteurs qui renforcent sa conviction que le salut de l´Algérie se trouve désormais dans le changement et la prise en charge correcte de son économie en la restituant aupeuple.
Tout concourt, selon elle, vers cette issue pour sauver le pays de la dérive et le peuple de la misère. A l´issue des ces journées, une motion de politique générale intitulée «Le manifeste d´alarme», a été rendue publique pour dénoncer les amendements sur les biens domaniaux, autorisant leur vente. Comme dit l´adage, à l´entendre ainsi parler, cela semble vrai. Décidément très à l´aise dans son champ, la pasionaria Louisa Hanoune a le vent en poupe.
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