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JS KABYLIE
Les champions peinent à défendre leur titre
23 Novembre 2008 - Page : 17 Lu 469 fois
Pour la cinquième fois consécutive, les Canaris ont été tenus en échec chez eux, au stade du 1er-Novembre.
Face à la fougue des joueurs de l’USM Annaba, les camarades du gardien Chaouchi n’ont pas réussi à construire un jeu à la hauteur d’un champion qui devait défendre son titre. Dès les premières minutes de la rencontre, les Canaris ont trouvé toutes les peines du monde pour parvenir dans le périmètre des Annabis. Bien au contraire, après la rentrée de l’attaquant Aoudia à la 20e minute, c’est les filets de Faouzi Chaouchi qui ont été, plusieurs fois, menacés par les assauts des joueurs de l’entraîneur Belge Depireux. Hamlaoui, Rebih et Aoudia ne trouveront face à leurs attaques qu’une défense hésitante et maladroite. C’est ainsi que la première partie se termine sur un score vierge et une qualité de jeu médiocre du côté kabyle. Au retour des vestiaires pour la seconde mi-temps, malgré le remue-ménage de l’entraîneur intérimaire Arezki Amrouche, les Kabyles n’arrivaient pas à retrouver leur sérénité. Dès les premières minutes, les mêmes Aoudia et Rebih menacent le gardien Chaouchi par des menées successives et dangereuses. A la troisième minute, Aoudia obligea le portier kabyle à user de tout son talent pour sauver son équipe d’un but. Le même scénario se répéta à la 60e minute. Aoudia se faufila entre les Coulibaly, Demba et la nouvelle recrue Berchiche pour un face-à-face avec Chaouchi. Il rate une occasion en or qui aurait permis à l’USM Annaba de mener au jeu. Dans les rangs des Canaris, c’est la panique et l’anarchie qui régnaient. Après le compartiment offensif, c’est le milieu de terrain et la défense qui ont, à leur tour, montré leurs limites. A la 70e minute, le trio Hamlaoui, Rebih et Aoudia réussira à tromper la vigilance du portier kabyle. Sur un ballon de Rebih, Aoudia inscriva le premier but de la rencontre. Le score a confirmé la mauvaise passe dans laquelle se trouvent les Kabyles depuis plusieurs mois. Les conséquences de l’instabilité qui règne dans le staff technique et parmi les joueurs, commencent à apparaître au grand jour. La même domination a duré jusqu’à la dernière minute qui verra Derrag battre son ex- camarade Gaouaoui. L’égalisation a sauvé les Kabyles d’une défaite à Tizi Ouzou, mais ne les met pas, pour autant, à l’abri de scores médiocres dans les prochaines rencontres. Aussi, après ce match nul à domicile, les Canaris semblent indéniablement subir les différentes péripéties que traverse la JSK. Ces prestations médiocres prouvent, si besoin est, que la stabilité est la condition sine qua non pour faire un club compétitif. La perte de trois entraîneurs en l’espace d’une saison ne pouvait qu’influer négativement sur le rendement des joueurs. Enfin et après cinq résultats médiocres successifs, rien ne pointe encore à l’horizon pour annoncer de beaux jours.
Kamel BOUDJADI

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