NOUVELLE ORIENTATION POLITIQUE EN MATIÈRE D’IDE
Ce que n’a pas dit le Plan d’action
Le gouvernement s’engage à apporter des aménagements au cadre législatif et réglementaire en la matière.
La nouvelle politique de l´investissement étranger ne livre toujours pas ses secrets. Comment seront orientés les IDE? Quelles sont les mesures et les modalités d´investissement en Algérie? Autrement dit, à quoi seront soumis les opérateurs étrangers qui souhaitent investir le marché algérien? Ce sont là autant de questions qui restent pour le moment sans réponse. Le Plan d´action du programme quinquennal a évoqué cette question d´une manière superficielle. Dans le troisième chapitre relatif à la promotion du développement de l´économie, son accroissement et sa diversité, le gouvernement a abordé le sujet en question sans plus de détail.
«Le gouvernement s´attellera, lit-on dans le document, à l´attrait des investissements directs étrangers». Ces IDE seront inscrits dans des projets destinés à développer localement des capacités réelles de production de biens et de services et à participer à un transfert de technologie ainsi qu´à l´emploi de la main-d´oeuvre locale. Comme il invite les opérateurs étrangers à prendre part à l´intégration inter-industrielle et à la croissance durable et à favoriser le développement des exportations hors hydrocarbures. Sans donner plus de détail sur le capital, le gouvernement se contente de préciser que cette politique sera poursuivie à la lumière des récentes orientations économiques. Celles-ci sont destinées à garantir l´avènement d´une base économique productive locale et à préserver en permanence les équilibres de la balance nationale des paiements. Ainsi, le gouvernement s´engage à apporter des aménagements au cadre législatif et réglementaire en la matière. Ce qui laisse entendre que des nouveautés sont attendues prochainement concernant l´orientation des IDE. Dans ce chapitre, le gouvernement rappelle sa détermination à développer l´industrie et les autres secteurs de l´économie nationale. Qu´il s´agisse du secteur public ou privé, le gouvernement ne ménagera aucun effort pour défendre l´intérêt du pays. L´Etat gardera l´oeil grand ouvert sur toutes les négociations de partenariat et la gestion du patrimoine. Ainsi, le bradage de l´économie du pays sera banni dans la nouvelle stratégie.
Alors que les représentants diplomatiques attendent avec impatience la présentation du Plan d´action du gouvernement, ces derniers sont appelés à attendre encore quelque temps pour avoir des éclaircissements. «Avec les dernières orientations nous n´arrivons pas à saisir la politique des IDE en Algérie», a confié un représentant diplomatique à Alger. Ce dernier, comme tous les représentants diplomatiques, ne cache pas sa crainte quant à la portée du nouveau cadre régissant l´investissement étranger en Algérie.
L´obligation d´association des nationaux au capital des entreprises étrangères investissant en Algérie décidée récemment, a suscité de vives inquiétudes. Selon le ministre des Finances, seules les sociétés d´importation doivent ouvrir leur capital aux entreprises locales à hauteur de 30% au moins. Par ailleurs, dans le Plan d´action, le gouvernement s´est appuyé beaucoup plus sur l´illustration des mécanismes de promotion de l´outil de production nationale. La mise à niveau des entreprises, l´accès aux crédits bancaires et au foncier, l´exportation hors hydrocarbures seront pris en charge.
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