SITUATION AU NORD DU MALI
Un véhicule militaire saute sur une mine
L’attentat a fait au moins cinq blessés graves qui auraient été transférés vers un hôpital dans le Sud algérien pour recevoir les premiers soins.
Le nord du Mali ne trouve toujours pas la paix tant recherchée. Malgré le fait que les rebelles touareg maliens aient déposé les armes, l´armée malienne a été, encore une fois, la cible des rebelles. Plusieurs militaires maliens ont ainsi été «grièvement blessés» samedi. En effet, au moins cinq personnes ont été blessées après qu´un véhicule militaire ait sauté sur une mine. Les personnes blessées, indiquait l´agence AFP hier, auraient été transférées vers un hôpital dans le Sud algérien pour recevoir des soins d´urgence. Samedi, «un véhicule de l´armée a sauté sur une mine dans la zone de Tin Zawatine (près de la frontière algérienne). Il y a eu "plusieurs blessés graves" évacués vers l´Algérie», a déclaré à l´AFP, une source sécuritaire contactée par l´agence française dans le nord du Mali. Selon l´AFP, comme premier bilan, il y a eu cinq blessés. «Il y a eu cinq blessés graves lors de l´affaire du véhicule de l´armée (malienne) qui a sauté samedi sur une mine dans le nord du Mali», a affirmé une autre source sécuritaire. Cette information a été confirmée par une source algérienne à l´agence cité plus haut. Sans désigner l´endroit précis où sont hospitalisés les blessés, la source algérienne confirme qu´ils sont bien pris en charge dans un établissement hospitalier algérien. «Nous confirmons que nous avons porté immédiatement secours à nos frères maliens blessés. Ils sont actuellement pris en charge dans un établissement hospitalier sur le territoire algérien», a commenté de son côté, une source sécuritaire algérienne. A noter que les autorités algériennes n´ont pas annoncé l´hospitalisation de militaires maliens sur le sol algérien. L´ex-leader des Touareg, Ibrahim Ag Bahanga, réfugié en Libye, refuse de «se réconcilier» avec le gouvernement malien et il a toujours tourné le dos aux Accords d´Alger. D´ailleurs, il s´est retiré de l´Alliance démocratique créée par les différentes tribus du nord du Mali. En fait, Ag Bahanga reproche au gouvernement malien de ne pas aller jusqu´au bout de ses promesses et surtout de ne pas appliquer les Accords de paix signés à Alger. Ainsi, l´année dernière, Ag Bahanga et ses compagnons d´armes avaient posé des mines dans la région nord du Mali.
L´implantation des mines dans cette région a fait et continue de faire des dizaines de victimes aussi bien parmi les civils que les militaires, comme cela a été le cas ce samedi. Or, le gouvernement malien, avec l´aide de pays comme l´Allemagne, avait engagé une opération de déminage, mais qui s´est essentiellement déroulée sur les principaux axes routiers de la zone en question.

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