CRISE DU NORD DU MALI
Pourparlers maliens en Libye
Des représentants des autorités maliennes et du chef rebelle touareg malien, Ibrahim Ag Bahanga, se trouvaient hier à Tripoli, où des pourparlers de paix devaient débuter «probablement» dans la journée, selon une source proche d´une des délégations.
Ces pourparlers visent à apaiser une situation devenue très tendue dans le nord-est du Mali après que le chef rebelle Ibrahim Ag Bahanga eut repris les armes, le 20 mars. Depuis la reprise des hostilités, au moins huit personnes, dont cinq civils, ont été tuées par l´explosion de mines et 37 militaire maliens ont été enlevés par Ag Bahanga après des affrontements avec l´armée. Quatre otages blessés ont été relâchés jeudi pour être évacués vers un hôpital de Kidal (nord-est) pour y recevoir des soins, a annoncé, jeudi soir, le Comité international de la Croix-Rouge (Cicr), dont des équipes ont pu rendre visite aux otages, mercredi et jeudi. Le ministre malien de la Défense a confirmé, hier, la libération des quatre militaires, «obtenue grâce à l´implication de la Croix-Rouge et de la Commission de bons offices et notables de Kidal». A l´heure actuelle, le chef rebelle n´a émis aucune revendication. Ces troubles font peser une menace sur les négociations en cours pour la libération de deux otages autrichiens, enlevés le 22 février en Tunisie par la branche d´Al Qaîda au Maghreb et qui se trouveraient dans le nord du Mali. Leurs ravisseurs ont prolongé jusqu´au 6 avril l´ultimatum pour leur libération.
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