Alger Min 1 °CMax 8 °C
11
Oran Min 0 °CMax 11 °C
29
Constantine Min -3 °CMax 6 °C
20
Adrar Min 4 °CMax 22 °C
33
Illizi Min 4 °CMax 21 °C
31
Accueil |Nationale |

SÉVÈRE MISE EN GARDE DE BOUKERZAZA AUX ÉDITEURS DE JOURNAUX

«Les dettes ne seront pas épongées»

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Il n’est pas exclu que certains journaux endettés feront l’objet de poursuites judiciaires, comme l’exigent les règles commerciales.

Intox et désinformation. C´est ainsi que Abderrachid Boukerzaza, ministre de la Communication, a qualifié l´information rapportée par la presse nationale, selon laquelle l´Etat aurait décidé «d´éponger toutes les dettes des journaux privés».
Dans une déclaration exclusive à L´Expression, le ministre dément: «Je tiens à démentir, par le biais de L´Expression, dans le fond et dans la forme l´information rapportée dans les journaux qui ont annoncé la suppression des dettes des journaux privés.»
Ne s´arrêtant pas là, M.Boukerzaza enchaîne: «Il n´a jamais été question de supprimer les dettes auprès des éditeurs. Je confirme que ce sujet n´a jamais fait l´objet de débat, ni d´orientation, ni d´instruction, ni d´une volonté d´aller vers cela», a-t-il affirmé, hier, lors d´une rencontre avec L´Expression au siège du ministère. Le même interlocuteur s´étonne encore: «J´étais vraiment étonné de lire, aujourd´hui (hier, Ndlr), dans certains journaux cette information.
Je me demande d´où on l´a inventée. Je n´ai jamais fait une déclaration dans ce sens.
» Ne cachant pas sa consternation, la même source s´interroge encore: «L´information a été dans les colonnes des journaux privés, alors que je n´ai rencontré jeudi dernier que la presse publique.» Le ministre rappelle qu´il serait contradictoire d´exiger la performance aux entreprises tout en supprimant leurs dettes.
«C´est du non-sens, non?», s´est-il interrogé. «J´ai bien dit qu´il faut appliquer les règles commerciales dans les transactions. Cela m´amène à réaffirmer que toute entreprise est obligée d´accepter les règles commerciales. Nous exigeons la transparence dans la gestion de ces entreprises», a-t-il souligné.
Et d´insister sur un air très ferme: «Le meilleur moyen d´assainir le secteur est que chaque entreprise paye ses dettes.»
Pour le premier responsable de département de la communication, «il n´est pas question de jouer avec l´argent du contribuable». Il s´explique encore: «Nous avons mis en place deux mécanismes. L´un pour le suivi et l´autre pour le contrôle. Le premier est annuel le second est semestriel. Nous procédons à un suivi minutieux et détail par détail l´évaluation des entreprises. Cela pour pouvoir mieux gérer le secteur».
Allant plus loin, le ministre laisse entendre que l´Etat forcera la main aux éditeurs des titres endettés, pour payer leurs dettes. Sans l´annoncer ouvertement, on croit comprendre des dires du ministre, que les journaux endettés, feront même l´objet de poursuites judiciaires dans certains cas.
Selon les allusions du ministre, l´Etat demandera des comptes aux imprimeries. Celles-ci se trouveront dans l´obligation d´agir de la même sorte avec les patrons de journaux. «Pas d´exception, tout le monde doit obéir à la règle commerciale. Il y a toujours un moyen pour que chacun paye ses dettes même s´il faut faire recours à la justice».
S´exprimant sur l´aide directe de l´Etat à la presse, le ministre dévoile que «l´Etat apporte, de différentes manières, son soutien à la presse. L´Etat s´est engagé, à travers le président de la République, à promouvoir la liberté de la presse.
Cela s´est traduit à travers la création des imprimeries régionales et la subvention de la matière première qui est le papier. Cela, sans évoquer d´autres avantages dont bénéficie la presse nationale.
» Pour prouver le bien-fondé de ses dires, M.Boukerzaza argumente: «75% de la publicité de l´Agence nationale d´édition et de publicité, (Anep), est destinée aux titres privés». «Est-ce que cela n´entre pas dans l´aide de l´Etat à la presse nationale?», s´est-il interrogé.
Dans cette brèves rencontre, le ministre de la Communication rassure que l´Etat «garantit la survie de la presse privée».
Abderrachid Boukerzaza réitère que l´Etat, à travers son département, est déterminé, plus que jamais, «à nettoyer le secteur des parasites».

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha
  • Envoyer par email à un ami Envoyer par email à un ami
  • Version imprimable Version imprimable