L’INSTITUT PASTEUR D’ALGÉRIE RASSURE
«Nous avons les moyens d’identifier le virus»
La FAO exhorte les autorités nationales concernées et les agriculteurs à contrôler attentivement les porcs.
«Le Laboratoire national de référence pour la grippe relevant de l´Institut Pasteur d´Algérie (IPA) a acquis le savoir-faire pour identifier le virus de la grippe humaine d´origine porcine, appelée désormais grippe A (H1N1)», a rapporté hier un communiqué du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Il est à rappeler que ce même laboratoire est un laboratoire de référence de l´Organisation mondiale de la santé depuis l´année 2005.
Le savoir-faire du Laboratoire national de référence pour la grippe de l´Institut Pasteur d´Algérie dans ce domaine résulte de son étroite collaboration avec le Centre de contrôle des maladies (CDC) d´Atlanta (USA) ainsi qu´avec le Centre mondial de la grippe basé à Londres (Grande-Bretagne).
Cela étant, l´Organisation mondiale de la santé (OMS) estime désormais à 1003 le nombre de cas de grippe porcine confirmés dans 20 pays et ne prévoit pas pour l´instant de passer au niveau d´alerte 6, a indiqué lundi sa directrice générale, Margaret Chan.
«Il y a actuellement 1003 cas confirmés de grippe (H1N1) dans 20 pays», a-t-elle déclaré lors d´une audio-conférence avec les hauts responsables de l´ONU à New York.
«Nous ne savons pas de combien de temps nous disposons avant de passer à la phase 6, qui indique que nous sommes dans une pandémie. Nous n´en sommes pas encore là», a-t-elle dit. L´OMS avait chiffré dimanche à 985 le nombre de cas de grippe confirmés dans 20 pays, y compris 590 cas au Mexique dont 25 mortels, ainsi que 226 cas aux Etats-Unis dont un mortel. Mme Chan est intervenue en direct de Genève lors d´une brève réunion informelle de l´Assemblée générale des Nations unies, destinée à évaluer l´état de préparation de l´Organisation internationale face au virus A (H1N1).
A l´ouverture de cette réunion, le secrétaire général de l´ONU, Ban Ki-moon, a estimé qu´ «il y a encore beaucoup d´inconnues concernant cette nouvelle forme de grippe et les dangers qu´elle pose». Il a mis en garde à la fois contre «un excès d´inquiétude» dû à l´intense couverture médiatique de la maladie et contre un relâchement d´attention qui résulterait d´une «fausse impression de sécurité» si cette couverture diminuait. «Face à l´incertitude, nous devons être vigilants», a-t-il dit. M.Ban a souligné que si l´OMS décidait à l´avenir de passer au niveau d´alerte 6, «cela témoignerait de l´extension géographique du virus, pas de sa sévérité».
Le chef de l´ONU s´est voulu rassurant sur la capacité de la communauté internationale et du système onusien à faire face à l´éventuelle pandémie. «Heureusement, le monde est mieux préparé que jamais» pour cela, a-t-il affirmé, citant notamment les efforts déployés depuis 2006 pour contrer le virus de la grippe aviaire. Il a rappelé que l´un des principaux défis était actuellement de s´assurer que tous les pays, y compris les plus pauvres, ont «les ressources nécessaires pour maintenir un haut niveau de vigilance et protéger leurs populations». Dans cette optique, M.Ban a annoncé son intention de présider dans deux semaines à Genève une conférence de pays donateurs et de représentants du secteur privé «pour explorer les moyens d´y contribuer».
Par ailleurs, l´organisation de l´ONU pour l´alimentation et l´agriculture (FAO), dont le siège est à Rome, a préconisé lundi une «surveillance étroite» des porcs pour combattre la grippe dite porcine. Concernant le virus A H1N1 «ayant été récemment transmis par un homme à des porcs au Canada, la FAO exhorte (...) dans un communiqué. les autorités nationales concernées et les agriculteurs à contrôler attentivement les porcs». «La transmission de l´homme à l´animal, qui vient de se produire au Canada, ne doit pas nous surprendre», a déclaré Joseph Domenech, vétérinaire en chef de l´agence onusienne.
«Encore une fois, la FAO rappelle que le virus A H1N1 ne se transmet pas à l´homme par les produits porcins et leurs dérivés».
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