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BÉJAÏA

Leur compte bancaire vidé à leur insu

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Les faussaires ont été condamnés à 18 mois de prison ferme, assortis du remboursement de la totalité de la somme volée. Mais la famille attend toujours.

Le meilleur endroit pour sécuriser ses économies ne peut être que la banque. Dans cette institution, tout dépôt qu´il soit argent, document ou bijoux, est à la fois sécurisé, garantie et assuré. Si l´on considère l´étrange histoire qui est arrivée à un couple d´émigrés de Béjaïa, ont est tenté de croire le contraire. En effet, M. et Mme Djelbani, résidant en France, ont cru bon de déposer leurs économies au CPA d´Amizour, après avoir ouvert un compte épargne. Munis de leur carnet, ils retournent au pays d´accueil où ils vivent depuis 1978. En 2001, la chance leur sourit. Ils dénichent l´appartement tant désiré et il ne manquait donc plus qu´à se présenter à la banque pour y retirer les économies qui s´élevaient à 1,4 million de dinars, sans compter les intérêts. Mais quelle ne fut leur surprise, lorsqu´ils apprirent que leur compte était vide. La somme avait été retirée. «Par qui?», a demandé le couple au préposé au guichet. «Par vous-mêmes», leur a-t-on répondu. «Impossible», rétorquent-ils en présentant le carnet d´épargne ne portant qu´une seule écriture celle du jour du dépôt de la somme. Sur le coup, les employés de la banque ont douté de la sincérité de leurs clients et leur ont conseillé tout de même de déposer plainte pour récupérer les documents. L´enquête révélera par la suite qu´un faussaire, avec la complicité d´un membre de la famille, a réussi à se faire délivrer une fausse carte d´identité, un duplicata du carnet d´épargne et retirer l´argent en toute quiétude. L´enquête diligentée par le procureur de la République aboutira à l´arrestation du faussaire qui sera condamné par la suite à 18 mois de prison ferme, assortis du remboursement de la totalité de la somme volée. Cependant, la famille Djelbani n´a toujours pas récupéré son argent. Elle exige présentement que la banque lui rembourse ses économies. Peine perdue puisque les trois plaintes déposées ont été jugées irrecevables y compris par la Cour suprême. Désemparé, le couple ne sait plus à quel saint se vouer. Même ses déplacements à la direction générale de ladite banque ont été vains. Où est donc la sécurité des dépôts? Sachant que l´escroquerie a été prouvée et l´escroc condamné, quel est le rôle de la banque et de sa compagnie d´assurance? Autant de questions qui méritent réponses. Cette affaire confirme un peu les craintes et le manque de confiance des épargnants. A noter que par ailleurs, le couple a récupéré de justesse la somme de 140.000 DA déposée dans un compte Cnep. D´autres victimes auraient pu subir le même sort, n´eut été l´alerte donnée quant à l´existence de cet escroc.

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