Le second souffle
L’objectif recherché serait de mettre de l’ordre dans la maison FLN en y insufflant de nouvelles idées allant dans le sens de la réconciliation et de l’application des réformes.
L´ouverture des travaux de la rencontre- débat, qui s´est déroulée, samedi dernier, à l´USTO (Oran) a été, particulièrement, marquée par l´absence du secrétaire général du FLN.
L´on note, en revanche, la participation, qui ne serait pas fortuite, de ministres en exercice à l´instar de Amar Sakhri et de Djamel Ould Abbès ou de personnalités très favorables aux actions de Benflis, tels Amar Tou, président de l´Anart, et Abdelmadjid Attar, président de holding. Les participants à cette rencontre, organisée sous le signe «Discours politique et société». ont été, par ailleurs, destinataires d´un message de la part du Chef du gouvernement. Ce dernier, n´ayant pu participer en tant qu´invité, a félicité les organisateurs pour le choix du thème de cette conférence. «Vous avez tenté de concilier le discours politique et les espérances de la société», a-t-il souligné dans son message.
Pour certains, ce message comporte les indices d´une volonté de la reprise des rênes par le FLN. Les résolutions du Comité central de ce parti, en avril dernier, n´ont pas été en faveur des orientations du gouvernement. En utilisant cette marge de manoeuvres, le courant moderniste compte-t-il «éliminer» en douceur les ultraconservateurs à la tête du FLN? Benhamouda, à la tête de ces conservateurs, a fustigé à chacun de ses meetings et sorties médiatiques les choix politiques et économiques du gouvernement. Sans s´y opposer ouvertement, il a du moins émis des réserves par rapport aux chantiers du Président. Pour exemple, rappelons que le FLN a contesté le rapport de la commission de réforme de l´école. Si le RND, conduit par Ouyahia, est totalement acquis aux thèses des nouvelles réformes, le FLN de Benhamouda en constitue une entrave sérieuse.
L´objectif recherché serait de substituer à la tête du FLN une équipe de modernistes afin de réaliser le programme présidentiel. C´est à la faveur de ce soubassement marqué de tractations que l´on signale la circulation d´une pétition demandant la destitution de Benhamouda. Si la rumeur de la destitution venait à se concrétiser, elle serait alors la réédition du fameux «coup d´état scientifique». Rappelons qu´en janvier 1996, Benhamouda avait pris la tête du FLN après l´écartement de Mehri, jugé trop proche des thèses de Sant´Egidio.
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