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COMITÉS DE QUARTIER DE TIZI OUZOU
Le conseil communal est né
03 Septembre 2001 Lu 91 fois
L’assemblée générale qu’ont tenue les comités de quartier de Tizi Ouzou le 27 août dernier pour donner une «structure permanente» à leur organisation s’est soldée par la création d’un conseil communal de Tizi Ouzou.
L’appel lancé par une vingtaine de comités de quartier à la tenue d’une assemblée générale a eu un écho favorable puisque plus de 29 comités étaient présents pour élire le conseil communal de Tizi Ouzou. Dans ce conseil, tous les quartiers de la ville et villages seront représentés par deux délégués «dûment mandatés». Pour rappel, la création de cette structure intervient pour «donner forme et consistance au cri de détresse de la jeunesse» et «imposer une véritable prise en charge des préoccupations des citoyens». Après l’exposé des différents points de vue par les délégués de comités des quartier et village, l’AG a adopté à «l’unanimité» huit résolutions. Il a été décidé que le conseil ne sera pas «restrictif» aux seuls comités de village et de quartier, les corporations peuvent par conséquent contribuer. Le mouvement se veut transpartisan et n’a pas «vocation à se substituer aux partis politiques et aux institutions de l’Etat», il sera «le regard vigilant du citoyen». L’assemblée générale a décidé, vu «la dégradation alarmante du cadre de vie des citoyens» de constituer une délégation de comités de quartier et d’interpeller «de la façon la plus ferme» les autorités. Le collectif a pour ambition de mettre un terme à la prolifération des marchands, combattre «sans laxisme» les vols et agressions dont sont victimes les habitants de Tizi ces derniers temps, mettre un terme à l’anarchie dans les stationnements et la circulation des véhicules, fermer les lieux de débauche et mettre un terme à l’exploitation «immodérée» du sable de Sebaou qui risque de détruire la nappe phréatique. Ces comités, en créant ce conseil, ont voulu dénoncé entre autres «l’amateurisme politique» et «les mauvais calculs politiciens» de quelques-uns qui «continuent à parasiter le débat public en empêchant les honnêtes citoyens de faire entendre leurs voix».
A. SADIA

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