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BLIDA
Une réhabilitation, un drame et une découverte
26 Août 2007 - Page : 9 Lu 896 fois
La réfection des conduites d’eau potable devrait coûter près de 400 millions de dinars.
Le Grand Blida assiste depuis quelques mois à la réhabilitation des principales conduites de son réseau d’eau potable, vieux de plus de 30 ans, et ce afin de «mieux faciliter la gestion de l’eau et éviter le phénomène de la perte», affirme-t-on. Cette dernière est estimée, d’après des spécialistes à Blida, avec la consommation non facturée, à plus de 40%. Selon M.Saâdi Amar, chef de service AEP au niveau de la direction de l’hydraulique de Blida, à travers cette réhabilitation dont le coût global est de 400 millions de dinars touchant notamment Blida-ville, Bouarfa et Zabana, de nouveaux tracés de conduite ont été créés et d’autres carrément supprimés. Le but de cette opération est de permettre une meilleure «fluidité» de l’eau potable. Selon la même source, la matière utilisée dans la fabrication des conduites sont la fonte et le Pehd qui demeurent les plus solides et les plus utilisés à travers le monde vu qu’ils répondent aux normes tout en possédant une durée de vie qui peut aller au-delà de 50 ans. «La fonte a été utilisée durant l’époque coloniale dans la fabrication des conduites, lesquelles d’ailleurs ont duré longtemps. Toutefois, le Pehd qui est aussi solide ne s’est répandu qu’à partir de 2000 seulement», soutient-il tout en précisant que la matière première est importée et que la fabrication de ces conduites se fait en Algérie. Notons que le coût de la première tranche, qui en est à son troisième mois et qui prendra fin officiellement dans un mois est estimé à 190 millions de dinars. Cependant, cette opération de réhabilitation ne s’est pas faite sans dégâts. En effet, un jeune qui devait fêter ses 25 ans le 31 août prochain, selon les propos de sa propre mère qui s’est présentée au bureau de L’Expression, est mort il y a plus d’un mois alors qu’il tentait de traverser la route. Les conduites qui jonchent les trottoirs des quartiers ciblés pendant plusieurs mois, notamment à Bab Dzaïr, lieu du drame, et qui gênent les piétons ont provoqué sa chute en voulant les contourner pour traverser la route avant qu’il ne soit surpris par un autocar qui le heurta de plein fouet. Côté officiel, l’on n’évoque aucune relation de causalité entre l’accident et les travaux en question. Pis, certaines conduites sont carrément posées à côté des passages protégés et devant les arrêts de bus. Ce qui complique davantage la situation. Par ailleurs, lors de l’opération de creusement des tranchés au niveau du quartier Douirette, des ossements humains ont été découverts. Selon des analystes, ils remonteraient à l’époque ottomane, puisque, d’après certaines sources, c’était une vaste nécropole durant l’occupation turque avant qu’elle ne soit «rasée» pour les besoins de la construction de la ville par les Français. Sur un autre plan, il y a lieu de signaler que l’opération de bitumage ne suit jamais les travaux. L’exemple du quartier des 1000 Logements de Ouled Yaïch, qui attend sa prise en charge depuis près d’une année, illustre à bien des égards le laisser-aller des entreprises en charge des travaux.
Mohamed BENZERGA

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