| |
AZAZGA
Le marché de toutes les colères
20 Octobre 2007 - Page : 8 Lu 448 fois
Les citoyens attendent la réouverture de ce marché et sont sourds à toute autre explication.
La ville d’Azazga est sens dessus-dessous pour une affaire de marché! Un espace situé à côté de Tizi Bouchène, un quartier au sud de cette ville, a servi pour abriter un marché où les petites gens pouvaient trouver, outre des fruits et légumes, des effets vestimentaires, et notamment de la friperie. Un espace qui a été utile à beaucoup de familles pauvres, principalement lors des événements comme la rentrée scolaire et l’Aïd. Sur ce marché, on y trouve également de la quincaillerie. Mais voilà, il semble qu’à l’instigation de certains commerçants qui, apparemment, s’estiment lésés, l’APC avait décidé, l’an dernier déjà, de fermer ce site. Mais la réaction des gens était telle que sous la pression, les autorités municipales ont dû céder. En ces temps-là, une forte délégation, dont des ménagères et des pères de familles, ont été dire au maire de la commune leur désir de voir ce marché maintenu. Certes, certains riverains ont demandé que les lieux soient tenus propres, mais les commerçants qui avaient leurs étals ont rétorqué avoir pris les devants en payant des travailleurs pour ce faire. Ils ont été jusqu’à affirmer à l’APC que si la commune prenait en charge le nettoiement, ils allaient participer aux frais. Cette année, plus précisément en cette fin de Ramadhan, les choses sont revenues sur le carreau, l’APC ayant décidé, de nouveau, de fermer le site. Devant cette décision, les citoyens, qui disent trouver en ce marché des marchandises à des prix raisonnables et abordables, affirment que cette fermeture pourrait, le cas échéant, avoir des répercussions le jour des élections. D’autre part, des jeunes ont organisé un transport de voyageurs entre les quartiers de la ville et ce marché. En effet, à raison de 10DA, les citoyens sont transportés de leur quartier au marché et inversement, ainsi les jeunes gens ont trouvé un moyen de se faire un peu d’argent. Mais voilà, l’APC a décidé de passer outre, sans doute pour des raisons impérieuses mal expliquées aux citoyens peut-être. Aussi devant le mécontentement des citoyens, le maire aurait, selon nos sources, promis de revoir cette décision. Pour l’heure, seuls les poissonniers sont autorisés à tenir leurs étals. Les citoyens attendent la réouverture de ce marché et sont sourds à toute autre explication. Pour eux, ce marché rend d’inestimables services à la population, notamment aux pauvres gens qui ont en marre de payer souvent la moindre chose à des prix majorés.
A. SAID

|
|