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RÉGIONS

SOUK AHRAS
«Le directeur de l’éducation doit partir!»
06 Février 2008 - Page : 10
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Les enseignants lui reprochent de leur avoir manqué de respect à plusieurs reprises.

Une grève des enseignants du secondaire paralyse depuis jeudi dernier les lycées du chef-lieu de wilaya de Souk-Ahras. En effet, le 30 janvier dernier, une enseignante a été agressée dans sa classe par un élève. Cette agression a donné lieu à une revendication pour le moins inattendue puisque les enseignants exigent le départ du directeur de l’éducation de la wilaya. Les élèves très éprouvés par le dernier mouvement de grève, qui les a vu bouder les cours pendant 4 jours, se retrouvent pris dans un autre piège qui les handicape sérieusement, sachant que les programmes des classes d’examen sont déjà compliqués et longs. Cette situation a amené l’association des parents d’élèves à réagir pour demander aux uns et aux autres de régler ce problème en faisant appel à la sagesse et au bon sens. Des tentatives de médiation ont eu lieu, en vain. Chaque partie campe sur ses positions. Selon nos informations, les enseignants reprochent au directeur de l’éducation de leur avoir manqué de respect à plusieurs reprises lors des différentes réunions. A la direction de l’éducation, on soutient le contraire. En affirmant que ces propos sont fallacieux puisque le directeur est à son poste depuis 2004.
Si non-respect envers des enseignants il y a eu, pourquoi n’y a-t-il pas eu de réaction avant? On a exploité cet incident pour paralyser les lycées au moment où les instructions ministérielles insistent sur la nécessité d’avancer dans les programmes. L’exigence du départ du directeur de l’éducation relève de la cabale et de la manipulation puisque celui-ci, lors des réunions tenues avec les élèves, avait réussi à les convaincre de retourner dans leurs classes, lors de la dernière grève. Chose qui n’a pas plu à certains et voilà où on en est arrivés. Certains enseignants, sous le couvert de l’anonymat, avancent que la réorganisation de la direction de l’éducation, il y a deux ans, s’est fait après le départ de certains fonctionnaires de leurs postes. Certains mécontents ont saisi cette occasion pour en découdre avec le premier responsable du secteur. Une atmosphère délétère empreinte de suspicion et d’accusations mutuelles règne sur ce secteur mis à mal par ces grèves à répétition dont les élèves payent le prix.

Mohamed Tahar RAHMANI

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