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CONSTANTINE
Quatre grévistes évacués vers les urgences
09 Mars 2008 - Page : 9 Lu 329 fois
Quatre étudiants de l’Ecole nationale supérieure, en grève de la faim depuis 8 jours, ont été évacués vers les urgences.
En grève depuis une semaine, ces étudiants protestataires réclament la garantie de leur statut, notamment le recrutement et l’accès à la post-graduation. Par cette action, ces étudiants ont ainsi rejeté l’ancienne grille des salaires concoctée par la chefferie du gouvernement. Décidés à aller jusqu’au bout de leur revendication, les 2702 étudiants ont décidé de poursuivre la grève et «quelles que soient les conséquences, advienne que pourra, jusqu’à satisfaction entière» de leurs doléances disent-ils. Estimant que l’administration locale est incapable de répondre à leurs réclamations, ces étudiants exigent une délégation ministérielle. D’ailleurs, le directeur, après deux rencontres avec les étudiants, n’est pas arrivé à les convaincre ni à calmer les esprits. Les choses risquent de prendre une tournure plus inquiétante dans les jours à venir. Ces étudiants comptent entreprendre d’autres mesures, jusqu’à sortir dans la rue pour se faire entendre. Sur un autre plan, près de 200 familles attendent leur délocalisation. Vivant dans des conditions particulièrement déplorables, les habitants des bidonvilles de l’autotraction, figés sur un flanc abrupt à Constantine depuis des lustres, sont dans l’expectative. Depuis 1999, malgré les promesses des autorités locales, ces familles attendent de bénéficier d’un logement décent. Ces habitants continuent de vivre dans la misère totale, en dépit du fait que ces habitants ont été recensés dans les listes définitives des bénéficiaires, pour, a-t-on souligné, des logements sociaux. En vain. En attendant, ils partagent leur quotidien avec les rats et les reptiles. L’état des lieux est déplorable à l’image d’une «favela» brésilienne. Des fils électriques se dressent à même les lieux. Le spectacle est plus que désolant pour une ville qui prétend être la capitale de l’Est. L’on se demande quel rôle peut-on attribuer aux responsables locaux, saisis à maintes reprises par l’association du quartier.
Ikram GHIOUA

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