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BEN AKNOUN
L’ITFC néglige ses étudiants
07 Avril 2008 - Page : 8 Lu 276 fois
Les réclamations envoyées par écrit à la tutelle par les postgraduants sont restées lettre morte.
Les étudiants de la deuxième promotion 2005/2006 en postgraduation spécialisée (PGS-II), dans les sciences de la communication publique crient leur ras-le-bol d’une situation qu’ils qualifient d’injuste et d’insupportable. Depuis mars 2006, la date de la première inscription, le déroulement des cours se faisait déjà dans de mauvaises conditions: absences répétées des enseignants, des modules clés dans la formation n’ont pas trouvé tuteur, retard flagrant dans l’organisation des examens...L’année théorique, selon les normes de la pédagogie, devait prendre fin en mars 2007, alors que les candidats avaient déjà payé les frais de la formation évalués à 600.000DA, selon la formule convenue. Rien n’a été fait. A ce jour, la postgraduation est paralysée par une administration refusant la délivrance des relevés de notes, faute de PV d’évaluation de quelques enseignants qui, à leur tour, renvoient la balle à l’envoyeur, en se plaignant de n’avoir pas été payé. Les réclamations, envoyées par écrit à la tutelle par les postgraduants sont restées lettre morte. Sans, toutefois, qu’il y ait d’autres possibilités de solliciter en direct le sommet de la hiérarchie; quand bien même le département inculque en principe l’art de la communication, la situation se fige dans l’entêtement. Par ailleurs, il est important de signaler que le paradoxe prend de plus en plus de consistance aux yeux de l’ancienne promo, quand on sait qu’une post-graduation, engagée dans cette formule de formation en 2007, c’est-à-dire une année plus tard, va, dans les tous prochains mois, terminer son cursus formationnel, sans passage forcé par des zones de turbulences et d’incompréhension. De l’avis des postgraduants, cela prouve, si besoin est, que les faux problèmes, dont sont victimes ces étudiants lassés, sont solubles pour peu que l’on veuille se départir des égocentrismes de clans. Alors qu’ils devraient avoir, depuis plusieurs mois, soutenu leur mémoire de fin d’étude, les étudiants de la (PGS-II) de l’ITFC de Ben Aknoun attendent toujours de voir aboutir les efforts qu’ils ont consentis et la lourde dîme, comparée à leur petite bourse, qu’ils ont, nonobstant le vécu difficile, déboursée.
Mohamed ABDELLI

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